Publié le 27 novembre 2024 à 15h18. Rheinmetall, le géant allemand de l’armement, ne prévoit pour l’instant pas de reprendre l’usine Volkswagen d’Osnabrück, malgré une conjoncture favorable liée à la guerre en Ukraine. L’entreprise reste toutefois ouverte à cette possibilité si de nouvelles commandes importantes venaient à se concrétiser.
- Rheinmetall ne négocie actuellement pas avec Volkswagen pour transformer l’usine d’Osnabrück en site de production militaire.
- L’entreprise dispose pour l’instant de capacités suffisantes pour répondre à la demande actuelle, mais pourrait reconsidérer sa position en cas de nouvelles commandes majeures.
- L’usine Volkswagen d’Osnabrück est menacée de fermeture à moyen terme, faute de nouveaux contrats de production.
L’entreprise de défense Rheinmetall, bénéficiant d’un carnet de commandes conséquent en raison du conflit en Ukraine, ne considère pas actuellement l’acquisition de l’usine Volkswagen d’Osnabrück comme une priorité. Le PDG d’Rheinmetall, Armin Papperger, a déclaré que l’entreprise disposait de suffisamment de capacités de production pour honorer ses engagements actuels. Toutefois, il a souligné que cette situation pourrait évoluer si de nouvelles commandes significatives étaient passées.
Lors d’une visite sur le site d’Osnabrück, M. Papperger avait déjà estimé que les installations étaient potentiellement adaptées à la fabrication de matériel militaire. Rheinmetall procède actuellement à une reconversion progressive de sa production, en orientant une partie de ses activités initialement destinées à l’industrie automobile vers le secteur de la défense.
Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’industrie de l’armement a enregistré une forte augmentation de ses contrats, s’élevant à plusieurs milliards d’euros. Rheinmetall, en pleine croissance, investit massivement dans de nouvelles usines et des acquisitions stratégiques. Le groupe, qui fait partie de l’indice Dax, renforce notamment sa division maritime en intégrant la partie militaire des chantiers navals de Brême Lürssen.
L’usine Volkswagen d’Osnabrück, qui emploie environ 2 300 personnes, est confrontée à un avenir incertain. La production des modèles Porsche qui y sont assemblés doit s’arrêter en 2026, et la fabrication du cabriolet VW T-Roc devrait également prendre fin mi-2027, sans qu’aucun nouveau projet ne soit actuellement prévu. En juillet dernier, M. Papperger avait déjà évoqué la possibilité d’une reprise du site d’Osnabrück si des besoins en capacité de production supplémentaires se manifestaient. Une délégation de Rheinmetall s’était rendue sur place en mars, et Volkswagen avait alors confirmé l’existence de “discussions ouvertes” sans parvenir à une conclusion concrète.
Source : ntv.de, jpe/rts/dpa
