Publié le 3 novembre 2023 19h45. L’assassinat du maire d’Uruapan, Carlos Manzo, lors de la Fête de la Bougie, a été commis sans difficulté par un individu qui se fondait dans la foule, révèlent les autorités. L’enquête pointe vers une implication du crime organisé.
- L’assassin a pu approcher et tuer le maire Carlos Manzo en plein milieu de la foule, sans être immédiatement interpellé.
- Les enquêteurs estiment que l’auteur, âgé de 17 à 19 ans, avait préparé son acte en séjournant à Uruapan quelques heures avant le meurtre.
- L’arme utilisée, un pistolet de 9 millimètres, a déjà été impliquée dans d’autres crimes, suggérant l’implication de groupes criminels organisés.
L’assassinat du maire d’Uruapan, Carlos Manzo, survenu le 1er novembre dernier, a plongé la ville dans l’émoi et soulevé des questions sur la sécurité lors d’événements publics. Selon les premiers éléments de l’enquête, révélés lors d’une conférence de presse par Carlos Torres, chef du bureau du procureur général de Michoacán, l’agresseur a pu agir avec une facilité déconcertante, profitant de la foule dense présente lors de la traditionnelle Fête de la Bougie.
Les vidéos diffusées par les autorités montrent l’agresseur, vêtu d’un sweat-shirt blanc, se déplaçant sans entrave parmi les participants à la fête. Il aurait passé la journée précédant le meurtre dans un hôtel du centre-ville, effectuant quelques achats avant de se rendre sur la place principale. C’est au milieu de la foule que l’agresseur a finalement approché le maire Manzo et lui a tiré sept balles, déclenchant une panique générale.
L’identification de l’auteur reste un défi pour les enquêteurs, qui n’ont trouvé aucune pièce d’identité sur lui. Ils ont sollicité l’aide de l’Institut national électoral (INE) pour obtenir des informations sur son identité. Selon les estimations des experts, l’agresseur serait âgé de 17 à 19 ans.
Le procureur Carlos Torres Piña a souligné que l’utilisation d’une arme de 9 millimètres déjà impliquée dans d’autres assassinats, ainsi que le mode opératoire, indiquent une implication du crime organisé.
« L’arme utilisée par l’agresseur est un pistolet de 9 millimètres, qui avait été utilisé dans deux autres assassinats. »
Carlos Torres Piña, chef du bureau du procureur général de Michoacán
Des analyses ont confirmé que l’agresseur avait manipulé l’arme et qu’il était sous l’influence d’amphétamines et de marijuana au moment des faits.
Une personne a été arrêtée et est suspectée d’être impliquée dans l’affaire. L’enquête se poursuit pour identifier et appréhender les autres auteurs.
L’assassinat a provoqué des manifestations à Uruapan et Morelia, où des citoyens ont réclamé justice et la punition des responsables. Le gouverneur Alfredo Ramírez Bedolla a reconnu la sincérité de la mobilisation à Uruapan, où la population a été particulièrement touchée par le drame. Il a cependant noté une présence de personnes liées à des partis d’opposition lors de la marche à Morelia, évoquant une tentative de récupération politique.
« Les pêcheurs ont gagné une rivière trouble… »
Alfredo Ramírez Bedolla, gouverneur de Michoacán
Des incidents ont eu lieu à Morelia, où un groupe d’individus a fait irruption au palais du gouvernement, causant des dégâts avant de prendre la fuite et de provoquer les forces de l’ordre. Huit personnes, dont trois femmes, ont été arrêtées en possession de cocktails Molotov.

