Publié le 6 décembre 2025 11h15. Des chercheurs néerlandais développent un outil basé sur l’intelligence artificielle pour prédire les crises de migraine, ouvrant la voie à des traitements personnalisés pour les 70 000 personnes touchées quotidiennement aux Pays-Bas.
- Environ 70 000 Néerlandais souffrent d’une crise de migraine chaque jour.
- L’Université de Leiden et le LUMC travaillent sur un modèle prédictif personnalisé basé sur l’IA.
- La migraine touche les femmes trois fois plus souvent que les hommes.
La migraine, considérée comme l’une des cinq maladies les plus invalidantes au monde, perturbe profondément la vie de millions de personnes. Aux Pays-Bas, ce trouble affecte quotidiennement près de 70 000 individus, les forçant souvent à interrompre leur travail, leurs études ou leurs activités sociales. Face à cette réalité, une équipe de chercheurs de l’Université de Leiden et du Centre médical universitaire de Leiden (LUMC) s’attelle à une approche novatrice : la prédiction personnalisée des crises.
« L’impact social de la migraine est immense », souligne la professeure de neurologie Gisela Terwindt. « Nous savons que des facteurs tels que les hormones, le stress et le manque de sommeil peuvent jouer un rôle, mais les déclencheurs précis varient considérablement d’une personne à l’autre. C’est précisément cette imprévisibilité qui rend la migraine si difficile à gérer. Notre objectif est de mieux comprendre les schémas individuels pour anticiper les crises. »
Les femmes sont particulièrement touchées par la migraine, avec une prévalence trois fois supérieure à celle des hommes. L’équipe de Terwindt développe des modèles prédictifs sophistiqués en combinant des données issues du mode de vie des patients, de leur activité cérébrale et des informations collectées via leurs smartphones. L’intelligence artificielle (IA) est ensuite utilisée pour analyser ces données et identifier les déclencheurs uniques de chaque individu.
« Nous espérons qu’à l’avenir, les patients pourront être avertis à temps d’une crise imminente, ce qui leur permettra de mieux s’y préparer, voire de la prévenir. »
Gisela Terwindt, professeure de neurologie
Les recherches de la professeure Terwindt sont soutenues par le Fonds universitaire de Leids (LUF). Le LUMC se distingue en tant que seul hôpital universitaire aux Pays-Bas à se consacrer spécifiquement à la recherche sur les céphalées.
