Une retraitée de 66 ans est décédée dimanche dernier après un malaise cardiaque survenu dans des toilettes publiques à Mesquer-Quimiac, en Loire-Atlantique. Son décès met en lumière la précarité d’un couple de retraités expulsés de leur logement et contraints de vivre dans leur voiture.
Sylvaine et son mari, âgés de 69 ans, étaient sans domicile fixe depuis l’été dernier, suite à une expulsion pour impayés de loyer. Leur situation s’était considérablement aggravée ces derniers jours : depuis six jours, ils dormaient dans leur véhicule, exposés au froid hivernal. Selon leur fils, Maximilian Police, ces conditions de vie précaires ont contribué à l’épuisement de sa mère et ont pu déclencher le malaise qui lui a été fatal à l’hôpital de Saint-Nazaire, malgré l’intervention rapide des secours.
« Ce drame aurait pu – et aurait dû – être évité », a déclaré Maximilian Police dans les colonnes de L’Écho de la presqu’île guérandaise. Il estime que sa mère méritait « dignité et respect » et dénonce un manque de réaction des autorités locales. Il accuse notamment la mairie de ne pas avoir proposé de solution de relogement à ses parents.
À ce stade, le mari de Sylvaine s’est vu proposer mardi un hébergement temporaire, selon les médias locaux. « Le froid et le stress » liés à leur situation ont, selon le fils de la victime, aggravé l’état de santé de Sylvaine. Il espère que ce drame servira de leçon pour éviter que de telles situations ne se reproduisent.
« Ma mère était épuisée », a-t-il ajouté, soulignant la fragilité de sa mère face à la précarité.
