Publié le 26 novembre 2025. Une épidémie d’infections respiratoires aiguës (IRA) frappe le hameau de Datai, dans la régence d’Indragiri Hulu (Riau, Indonésie), causant la mort de cinq enfants et inquiétant les autorités sanitaires locales.
- Cinq décès d’enfants ont été attribués à une combinaison de la grippe A/H1pdm09 (grippe porcine) et d’Haemophilus influenzae.
- Au 23 novembre 2025, 224 habitants de Datai présentaient des symptômes d’IRA.
- Des conditions de vie précaires et un manque d’infrastructures sanitaires de base sont pointés du doigt comme facteurs aggravants.
L’épidémie d’IRA, qui sévit dans le hameau de Datai, district de Batang Gansal, dans la régence d’Indragiri Hulu, province de Riau, a conduit à un nombre alarmant de cas et de décès chez les enfants. Les analyses de laboratoire ont confirmé que les cinq enfants décédés étaient porteurs de la grippe A/H1pdm09, plus communément appelée grippe porcine, ainsi que de la bactérie Haemophilus influenzae. Au total, 224 habitants ont été recensés comme souffrant de problèmes respiratoires, mais l’état de la plupart d’entre eux s’est amélioré.
Une enquête épidémiologique a révélé que les conditions de vie à Datai contribuent de manière significative à la propagation de l’infection. Le hameau est dépourvu d’installations sanitaires de base, telles que des toilettes et des décharges, et les habitations présentent une mauvaise ventilation. De plus, la pratique courante de cuisiner au bois à l’intérieur des maisons expose les habitants à la fumée, augmentant ainsi le risque de maladies respiratoires.
Au-delà des problèmes environnementaux, les autorités sanitaires ont constaté une prévalence de la malnutrition et une faible couverture vaccinale parmi la population locale. Les tests de laboratoire ont identifié une combinaison d’agents pathogènes, notamment la grippe porcine, la coqueluche, l’adénovirus et le bocavirus, suggérant une immunité affaiblie chez les habitants.
Sumarjaya, directeur de la surveillance sanitaire et de la quarantaine au ministère de la Santé indonésien, a souligné le rôle des conditions environnementales dans la propagation de la maladie.
« Nous avons constaté un surpeuplement des habitations, une ventilation minimale, une forte présence de moustiques et une exposition quotidienne à la fumée de bois de chauffage. Ces conditions favorisent la transmission des maladies respiratoires, en particulier chez les jeunes enfants »,
Sumarjaya
a-t-il déclaré, cité par detikHealth sur le site web du ministère indonésien de la Santé.
Il a également insisté sur le fait que la crise des IRA ne se limite pas à un problème médical, mais est étroitement liée à l’assainissement, aux habitudes de vie et à l’accès aux soins de santé.
« Si les conditions sanitaires, la nutrition et les habitudes quotidiennes ne s’améliorent pas, la transmission continuera de se reproduire »,
Sumarjaya
a-t-il ajouté.
En réponse à cette situation, le ministère de la Santé, en collaboration avec les autorités locales, a mis en œuvre des traitements de masse, renforcé les interventions nutritionnelles et accordé une attention particulière aux jeunes enfants et aux femmes enceintes, en leur fournissant des compléments alimentaires, des vitamines et un suivi médical. Des campagnes d’éducation sur l’étiquette de la toux, l’utilisation de masques et l’adoption de comportements d’hygiène sains ont également été lancées.
Les équipes de santé ont également effectué des prélèvements supplémentaires afin de surveiller l’émergence d’autres agents pathogènes, compte tenu de la diversité des symptômes observés et des résultats multipathogènes antérieurs.
Cet article est une adaptation d’un reportage initialement publié sur detikHealth.
