Publié le 26 octobre 2023. La campagne de vaccination antigrippale et antipneumococcique est au cœur des préoccupations, notamment chez les retraités, tandis que des questions se posent sur l’accès financier à ces protections essentielles et sur la sécurité publique face à de nouvelles formes d’escroquerie.
- La vaccination antigrippale est gratuite chez les médecins généralistes, mais le vaccin contre la pneumonie est vendu en pharmacie (2 200 lires turques).
- Des cas de fraude impliquant des enfants sont signalés, incitant à la vigilance.
- La situation des femmes en Afghanistan est dénoncée, rappelant un passé où leurs droits étaient plus respectés.
- Les élections à Chypre ont vu la victoire du candidat pro-fédéraliste Tufan Erhürman.
Nejat Bey, un retraité inquiet pour ses pairs, a récemment interpellé son entourage sur leur état vaccinal. « Avez-vous été vacciné contre la grippe ? Et le vaccin contre la pneumonie ? » s’est-il enquis, soulignant le risque de complications, notamment la pneumonie, chez les personnes âgées. La pneumonie, infection potentiellement mortelle caractérisée par l’accumulation de liquide dans les poumons, peut facilement se développer après une grippe, surtout si le système immunitaire est affaibli.
Le décès récent de l’acteur Val Klimer, âgé de 65 ans, et, quelques années auparavant, du footballeur Can Bartu, à 83 ans, tous deux emportés par une pneumonie, illustrent la gravité de cette maladie. La question de l’accès à la vaccination, et plus particulièrement au vaccin contre la pneumonie, se pose avec acuité. Si la vaccination antigrippale est offerte gratuitement par les médecins traitants, le vaccin antipneumococcique est vendu en pharmacie au prix de 2 200 lires turques (environ 75 euros).
« Combien de retraités peuvent se permettre de dépenser une telle somme dans ce pays ? » s’interroge un interlocuteur, pointant du doigt les difficultés financières rencontrées par une partie de la population âgée. Interrogé à ce sujet, le médecin traitant explique que les vaccins sont gratuits pour les groupes à risque, mais reconnaît que leur disponibilité peut varier et que certains patients préfèrent se procurer le vaccin en pharmacie.
Il est important de rappeler que le ministère de la Santé turc propose gratuitement le vaccin conjugué contre le pneumocoque (KPA13) aux enfants dans le cadre du programme national de vaccination.
Au-delà des questions de santé publique, la vigilance est de mise face à de nouvelles formes d’escroquerie. À Istanbul, un homme, Ahmet Bey, a été abordé par une fillette qui le suppliait de l’emmener auprès des « frères Hakan ». Un passager l’a mis en garde : il s’agissait d’une arnaque. Des individus simulent l’enlèvement d’un enfant pour extorquer de l’argent aux passants. Le propriétaire d’un salon de coiffure a expliqué qu’il s’agit d’une méthode utilisée par des groupes criminels, où les parents de l’enfant se cachent à proximité et interviennent une fois qu’une personne s’est engagée à aider l’enfant.
L’actualité internationale n’est pas en reste. Lors d’une conférence, l’actrice américaine Meryl Streep a dénoncé la situation des femmes en Afghanistan. Elle a souligné l’ironie de voir que les femmes afghanes avaient obtenu le droit de vote plus tôt qu’en Suisse (1965 contre 1971), mais que leurs droits sont aujourd’hui gravement compromis.
L’Afghanistan, autrefois un pays relativement civilisé, a connu des bouleversements majeurs dans les années 1990, notamment avec le soutien américain aux groupes musulmans contre l’invasion soviétique. L’ascension des talibans a conduit à une situation où ni les femmes, ni la démocratie, ni l’état de droit ne sont pleinement respectés. Selon certains analystes, la situation actuelle en Afghanistan est le résultat d’une stratégie américaine visant à encercler la Russie par des pays musulmans.
Enfin, à Chypre, les élections ont vu la victoire de Tufan Erhürman, leader du Parti républicain turc (CTP), au détriment d’Ersin Tatar, le candidat soutenu par Ankara. Cette victoire suscite des interrogations, notamment concernant l’avenir des négociations sur le statut de l’île. Le journaliste Sabahattin Ismail, proche de l’ancien dirigeant Rauf Denktaş, a cependant appelé au calme, affirmant que les craintes concernant une éventuelle cession de la République turque de Chypre du Nord (RTCN) sont infondées.
Pour finir, une question de géopolitique linguistique : pourquoi parle-t-on de « Moyen-Orient » ? Ce nom a été donné par les Britanniques, qui considéraient l’Asie comme divisée en Extrême-Orient (Inde, Pakistan) et Moyen-Orient (Turquie et pays voisins), en fonction de leur position par rapport à Londres. Un Indien pourrait même considérer la Turquie comme faisant partie du « Moyen-Ouest » et l’Angleterre comme l’« Extrême-Ouest ».
