L’actualité internationale et intérieure, marquée par des crises multiples, a été vivement critiquée par Jon Stewart dans son émission « The Daily Show ». L’ancien animateur a dénoncé la gestion chaotique de l’administration Trump face à des situations tendues, de l’arrestation de Nicolás Maduro au Venezuela à la mort d’une Américaine abattue par un agent de l’ICE.
Dès l’introduction de son émission de lundi, Stewart a exprimé son désarroi face à l’accumulation des événements : « Comment s’est passé votre week-end ? Était-il agréable ? » a-t-il ironisé avant de s’interroger, avec une pointe d’exaspération : « Qu’est-ce qui se passe dans ce pays ? Du Minnesota, au Venezuela, en passant par l’Iran, le Groenland, Cuba et le Mexique… »
Stewart a estimé que les États-Unis étaient pris dans une sorte de « gravitron Donald Trump », une spirale incontrôlable où les repères sont perdus. « On ne sait plus où est le haut ni le bas, mais on a tous l’impression d’être sur le point de vomir », a-t-il déclaré. Il a désigné Donald Trump comme le principal responsable de ce chaos et de cette confusion, l’accusant de se désintéresser des enjeux majeurs alors que le reste du monde cherche à stabiliser la situation.
L’animateur a souligné les contradictions de la politique américaine, citant notamment les avertissements du département d’État concernant la menace des gangs armés au Venezuela : « Le département d’État nous dit qu’il y a des gangs armés au Venezuela qui essaient de tuer les Américains », a-t-il rappelé. « On pourrait penser que cela justifierait une réunion de crise, mais le président a eu une autre idée. »
Stewart a ensuite diffusé un extrait d’une information d’ABC News révélant que Donald Trump avait réuni des dirigeants du secteur pétrolier à la Maison Blanche pour discuter du partage du pétrole vénézuélien. « Qu’est-ce qui se passe ? » s’est-il exclamé, avant de se moquer du manque d’empathie du président face à la gravité de la situation. « Laissez-moi vous rassurer, il va bien. »
Pour illustrer son propos, l’émission a diffusé un extrait de cette réunion où Trump interrompt les discussions pour admirer la construction de sa nouvelle salle de bal. Stewart a alors ironisé sur la réaction de certains commentateurs, les comparant à des admirateurs béats : « Regardez Rubio et Vance. Regardez les visages de ces deux-là. On dirait qu’ils disent : ‘Oh ! Comme il est mignon ! Vous devriez le voir quand le camion de glaces passe !’ »
Le cas de Renée Good, une citoyenne américaine de 37 ans abattue par un agent de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) dans le Minnesota, a également été abordé, ajoutant une dimension tragique à ce tableau chaotique.
