Publié le 26 octobre 2023 14h35. À quelques jours des élections régionales anticipées en Estrémadure, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a tenté de détendre l’atmosphère lors d’un meeting à Villanueva de la Serena en abordant un débat national passionné : la tortilla espagnole, avec ou sans oignon.
- Les habitants d’Estrémadure voteront le 21 octobre pour élire leurs représentants régionaux.
- Pedro Sánchez a participé à un événement de campagne du PSOE à Villanueva de la Serena, en Badajoz.
- Le président Sánchez a pris position dans la controverse de la tortilla, affirmant sa préférence pour la version à l’oignon.
La campagne pour les élections régionales anticipées en Estrémadure bat son plein. L’actuelle présidente, María Guardiola, a convoqué ces élections dans un contexte politique tendu. Chaque parti s’efforce de mobiliser les électeurs avant le scrutin du 21 octobre.
Ce vendredi, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a organisé un rassemblement à Villanueva de la Serena, une commune de la province de Badajoz. L’événement a vu la participation de Miguel Ángel Gallardo, candidat socialiste à la présidence de la région, ainsi que du chef de l’exécutif central, Pedro Sánchez.
Confronté à une période médiatique difficile, marquée par des accusations de corruption impliquant des membres de son parti et des plaintes pour harcèlement sexuel, Pedro Sánchez a choisi d’entamer son discours sur un ton léger. Il a souligné son plaisir à revenir à Villanueva de la Serena, ville natale de José Manuel Calderón, figure emblématique du basketball espagnol, sport dont Sánchez se dit lui-même amateur.
Villanueva de la Serena est également réputée pour être le berceau de la tortilla española, l’omelette aux pommes de terre, un plat incontournable de la gastronomie espagnole. Sánchez a saisi l’occasion pour relancer un débat national récurrent : l’ajout ou non d’oignons dans la recette.
« Je dois le dire clairement, la mienne est toujours à l’oignon. »
Pedro Sánchez, président du gouvernement espagnol
Cette intervention, bien que décontractée, intervient dans un contexte électoral crucial pour le PSOE en Estrémadure. Les sondages prévoient une course serrée et laissent entrevoir la nécessité pour María Guardiola de former une coalition, potentiellement avec le parti d’extrême droite Vox, pour obtenir la majorité absolue.
