Face à la montée de l’autoritarisme et des menaces contre les journalistes à travers le monde, une vaste campagne s’est achevée le 28 septembre pour réaffirmer l’importance cruciale d’une presse libre et indépendante. L’initiative, qui s’est déroulée simultanément sur plusieurs continents, a mis en lumière la nécessité de défendre la vérité et le droit du public à l’information.
La fragilité du journalisme est aujourd’hui indéniable. Les événements observés aux États-Unis, traditionnellement un rempart de la démocratie et de la liberté de la presse, constituent un signal d’alarme quant à la rapidité avec laquelle ces libertés peuvent être compromises. Cette situation n’est pas isolée : la désinformation, la censure et l’intimidation politique se multiplient partout dans le monde, précisément à un moment où les sociétés ont plus que jamais besoin d’informations fiables et vérifiées.
Dans ce contexte préoccupant, la Journée mondiale de la nouvelle a offert aux organisations de presse une plateforme pour rappeler au public la valeur du travail journalistique. L’engagement de publier 11 articles d’opinion signés par des journalistes expérimentés, des experts et des économistes de renom, membres du Panel de haut niveau sur les médias d’intérêt public, témoigne d’une volonté des rédactions d’encourager un débat sérieux, de proposer des solutions concrètes et de s’attaquer aux menaces systémiques qui pèsent sur le journalisme.
Cette année, la campagne a également bénéficié d’une synergie avec la Journée internationale pour un accès universel à l’information, partageant intentionnellement la même date. L’objectif commun de ces deux initiatives est de souligner l’importance fondamentale de l’accès à l’information pour le bon fonctionnement des démocraties.
La Journée mondiale de la nouvelle a touché un large public, des Tonga à l’Afghanistan, en passant par le Canada, le Venezuela, la Corée et l’Estonie, grâce à des messages diffusés sur des supports imprimés, numériques et vidéo. Des associations de presse, des institutions, des organisations et des individus ont publiquement exprimé leur soutien au journalisme fondé sur des faits.
En Afrique du Sud, des éditeurs ont lancé une campagne pour inciter le président Cyril Ramaphosa à s’exprimer publiquement sur la situation de la presse dans le pays. Les rédactions sud-africaines ont été particulièrement actives sur les réseaux sociaux avec le hashtag #WND, des médias locaux et nationaux unissant leurs forces pour défendre un journalisme fiable à travers des communiqués de presse, des éditoriaux, des interviews, des vidéos et des podcasts retraçant l’histoire du journalisme.
Aux Philippines, un collectif regroupant le Philippine Press Institute, Sunstar Cebu, Daily Guardian et Rappler a utilisé l’intelligence artificielle pour partager une vidéo satirique mettant en garde contre un avenir sans journalisme de qualité.
