Publié le 2 octobre 2025. Des restrictions sur l’achat de carburant ont été mises en place en Crimée, confrontée à des pénuries persistantes, tandis que les attaques ukrainiennes sur les infrastructures énergétiques russes s’intensifient.
- Les autorités de la République de Crimée ont limité la vente de carburant à un maximum de 20 litres par achat.
- Les transports publics, les services d’urgence et les infrastructures essentielles restent prioritaires pour l’approvisionnement.
- Des témoignages et des images circulent, montrant de longues files d’attente devant les stations-service et des difficultés d’accès à l’essence.
La situation de l’approvisionnement en carburant en Crimée reste tendue, malgré les efforts déployés par les autorités locales en collaboration avec le gouvernement fédéral russe. Le chef de la République de Crimée, Sergueï Aksionov, a annoncé la mise en place de restrictions sur la vente d’essence, limitant l’achat à 20 litres par personne. Cette mesure vise à gérer les stocks disponibles et à éviter une pénurie généralisée.
Aksionov a tenu à rassurer la population sur le fait que les besoins des services essentiels, tels que les transports publics, les établissements de santé, les services de secours et les unités de sauvetage, seraient pleinement satisfaits. Il a également promis une communication plus détaillée sur les mesures prises pour stabiliser l’approvisionnement en carburant le 3 octobre.
« Écoutez, les gens, qu’est-ce que c’est que ça ? Pour faire le plein, j’ai besoin d’un papier comptable avec des coupons. »
Témoignage d’une femme devant une station-service
Des images et des vidéos circulent sur les réseaux sociaux, montrant de longues files d’attente devant les stations-service en Crimée, notamment à Sébastopol, Simféropol et Yalta. Des témoignages font état de difficultés croissantes pour se procurer de l’essence. Une vidéo diffusée sur le réseau social X (anciennement Twitter) illustre la frustration des automobilistes face à ces restrictions.
Ce problème d’approvisionnement survient après des difficultés similaires signalées en août dernier dans certaines régions russes, y compris en Crimée. L’intensification des attaques de drones ukrainiens contre les raffineries russes et d’autres infrastructures énergétiques pourrait être un facteur aggravant. Selon la BBC, le nombre d’attaques de ce type a triplé en août par rapport à l’année précédente, atteignant au moins 17.
Kyiv justifie ces attaques par la nécessité d’affaiblir les capacités militaires russes, en ciblant les entreprises qui fournissent les forces armées russes. L’Ukraine, soutenue par les pays occidentaux, est engagée dans un conflit avec la Russie pour le contrôle de son territoire depuis 2014.
La Russie est confrontée chaque année à des pénuries saisonnières de carburant pendant l’été, liées à l’augmentation de la demande. Cependant, cette année, la situation semble plus préoccupante en raison des frappes aériennes ukrainiennes qui perturbent le fonctionnement des infrastructures pétrolières.
