Une avocate spécialisée dans l’industrie musicale, Dina LaPolt, poursuit en justice son ancienne associée, Mariah Comer, l’accusant de diffamation et de violation de clauses contractuelles après le lancement de son propre cabinet. Cette querelle judiciaire met en lumière des accusations de comportement inapproprié, de divulgation de secrets professionnels et de fausses allégations de discrimination.
La plainte, déposée le 19 décembre, décrit une situation de conflit ouvert depuis la création de Comer Culture par Mariah Comer. Selon les documents judiciaires, Mme Comer aurait « déclaré la guerre » à son ancienne employeuse en dénigrant Dina LaPolt auprès de clients et de professionnels du secteur.
Dina LaPolt, régulièrement reconnue par Billboard pour son travail auprès d’artistes de renom et son engagement en faveur de la législation musicale, notamment la loi sur la modernisation de la musique (Music Modernization Act), affirme que Mme Comer a enfreint la confidentialité et menace de divulguer davantage d’informations sensibles par le biais de la procédure judiciaire. Elle estime être contrainte d’agir pour rétablir la vérité concernant l’embauche, les performances et la démission de son ancienne associée.
Mariah Comer avait rejoint LaPolt Law en 2019 en tant que stagiaire, puis a été embauchée à temps plein après avoir obtenu son diplôme de la Cornell Law School en 2021. Dina LaPolt affirme avoir rapidement reconnu le « potentiel brut » de Mme Comer et l’avoir prise sous son aile, la promouvant au poste d’associée en 2022 et investissant massivement dans son développement professionnel.
Cependant, la plainte décrit un comportement de Mme Comer jugé « hostile, intimidant et agressif » envers ses collègues et ses clients. Ces agissements auraient empiré en 2024, entraînant de nombreuses plaintes et son exclusion de l’équipe d’un artiste d’enregistrement important. En juin dernier, Mme Comer aurait également causé la perte d’un contrat de vente de catalogue majeur pour LaPolt Law en communiquant directement et de manière inappropriée avec un collaborateur du client concerné, privant ainsi le cabinet d’une commission potentielle de plusieurs millions de dollars (montant non précisé dans la source).
Par ailleurs, en août, Dina LaPolt aurait découvert que Mme Comer avait commis des erreurs dans les autorisations de synchronisation d’une reprise musicale sortie l’année précédente par un autre client. Malgré ces problèmes, Mme LaPolt n’avait pas immédiatement licencié Mme Comer, mais lui avait confié la supervision d’un associé senior et réduit sa prime. Cette décision aurait conduit à la démission de Mme Comer en octobre, motivée selon la plainte par « l’orgueil, l’ego et un sentiment exagéré de sa propre importance ».
Après avoir fondé Comer Culture, Mme Comer aurait profité de cette nouvelle opportunité pour affirmer faussement auprès de clients et de professionnels du secteur qu’elle avait été victime de racisme au sein de LaPolt Law. La plainte souligne que Dina LaPolt est une ardente défenseure de la diversité et de l’égalité, notamment par son travail avec la Black Music Action Coalition et en tant que mère de deux enfants noirs.
« Elle a attaqué Mme LaPolt là où elle savait que cela ferait le plus mal, en fabriquant des allégations de discrimination raciale à l’encontre d’une militante de longue date pour la diversité et l’égalité », indique le document juridique.
Mme Comer aurait également menacé de porter plainte pour discrimination raciale et licenciement abusif, réclamant 1,5 million de dollars (montant non précisé dans la source). Dina LaPolt affirme avoir reçu un projet de plainte le mois dernier qui « révélait plusieurs informations confidentielles sur les clients » en violation flagrante du secret professionnel.
Dina LaPolt poursuit désormais Mariah Comer pour non-respect des clauses de confidentialité et de non-diffamation de son ancien contrat de travail, ainsi que pour violation de son devoir de loyauté, appropriation de secrets commerciaux, concurrence déloyale et diffamation. Elle réclame des dommages et intérêts pour le préjudice présumé causé à sa réputation.
Contactée par téléphone le 2 janvier, une représentante de Mme Comer n’a pas répondu aux sollicitations concernant cette affaire.
