Publié le 28 septembre 2025 à 04h57 (heure de La Mecque). L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni ont réactivé les sanctions internationales contre l’Iran en raison de ses activités nucléaires, une décision qui pourrait relancer les tensions et compliquer les efforts diplomatiques.
Les trois pays, regroupés au sein de la “Troïka européenne”, ont annoncé dimanche la réactivation du mécanisme de sanctions, connu sous le nom de “Snapback”, après avoir estimé que Téhéran ne respectait pas ses engagements pris dans le cadre de l’accord nucléaire de 2015. Cette décision intervient après l’expiration du délai fixé pour que l’Iran se conforme à ses obligations.
Dans une déclaration conjointe, les ministres des Affaires étrangères des trois pays ont appelé l’Iran à “s’abstenir de toute action d’escalade” et à “se conformer à ses obligations de garanties juridiquement contraignantes”. Ils ont toutefois souligné que la réactivation des sanctions “n’est pas la fin de la diplomatie”.
Les trois nations européennes ont affirmé qu’elles continueraient à travailler avec toutes les parties prenantes afin de parvenir à une nouvelle solution diplomatique garantissant que l’Iran n’acquière jamais d’armes nucléaires. Elles ont également insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre rapide des restrictions imposées.
La déclaration appelle également tous les États membres des Nations Unies à appliquer ces sanctions.

Position américaine
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a appelé l’Iran à accepter de s’entretenir directement avec les États-Unis, suite à la réactivation des sanctions internationales.
« La décision du Conseil de sécurité de restaurer les sanctions contre l’Iran confirme que le monde ne sera pas soumis à ses menaces et que Téhéran sera tenu responsable. »
Marco Rubio, secrétaire d’État américain
Rubio a souligné que le président Donald Trump avait toujours maintenu la porte de la diplomatie ouverte et qu’un accord restait la meilleure option pour le peuple iranien et la communauté internationale.
Le ministre américain a également exhorté d’autres pays à “mettre en œuvre immédiatement” des sanctions contre Téhéran.
La Troïka européenne avait lancé fin août le “mécanisme de déclenchement” permettant la réimposition des sanctions levées après l’accord de 2015. Le Conseil de sécurité a approuvé cette démarche, malgré l’échec d’une initiative russo-chinoise visant à prolonger le délai. En conséquence, des sanctions sévères, incluant des restrictions sur les armes et des mesures économiques, ont été rétablies après dix ans de suspension.
En signe de protestation, Téhéran a convoqué ses ambassadeurs en France, en Allemagne et au Royaume-Uni pour “consultations”, selon les médias officiels iraniens.
Le président iranien Masoud Bouchakian a déclaré vendredi que son pays n’avait aucune intention de se retirer du Traité sur la non-prolifération nucléaire.
