L’Australie inspire l’Union Européenne avec son interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs
L’initiative australienne de limiter l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans a reçu le soutien de la présidente de la Commission européenne lors d’un événement aux Nations Unies.
À compter du 10 décembre, l’Australie interdira aux enfants de moins de 16 ans d’accéder aux plateformes de médias sociaux, transférant la responsabilité aux entreprises technologiques de faire respecter cette restriction.
L’Australie a organisé un événement en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York pour expliquer les raisons de cette décision et encourager d’autres pays à suivre son exemple. L’engagement australien à encadrer les géants des réseaux sociaux suscite un intérêt international croissant.
Emma Mason, dont la fille de 15 ans, Tilly, est décédée par suicide après avoir été victime de harcèlement en ligne, a témoigné avec émotion lors de l’événement, présentant une photo de sa fille. Elle a décrit la mort de sa fille comme étant causée par “l’intimidation rendue possible par les réseaux sociaux”, détaillant le harcèlement subi par Tilly et les circonstances de son décès.
Le discours poignant de Mme Mason, originaire de Bathurst, en Nouvelle-Galles du Sud, a été salué par une ovation debout. Des dirigeants de Grèce, de Malte, des Fidji et des Tonga étaient parmi les personnes présentes dans la salle.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a déclaré qu’elle était “inspirée” par la décision “audacieuse” de l’Australie d’instaurer cette interdiction, la qualifiant de “bon sens”.
Elle a également souligné que plusieurs pays européens étaient en train de mettre en place des législations similaires. “En tant que mère de sept enfants et grand-mère de cinq, je partage leur point de vue”, a-t-elle ajouté.
Le Premier ministre australien Anthony Albanese s’est dit “profondément touché” par la réaction suscitée par cette initiative. “La vérité est que notre législation montre la voie à suivre”, a-t-il affirmé.
M. Albanese a salué le courage et l’engagement de Mme Mason pour avoir porté la question des dommages causés par les réseaux sociaux sur la scène internationale, affirmant qu’il lui aurait décerné une distinction sur place s’il en avait eu le pouvoir. “Nous honorons les politiciens et les chefs d’entreprise, mais c’est une mère qui est ici, et elle est fantastique”, a-t-il conclu.
