Les plages de San Diego, bien que majoritairement accessibles ce week-end, portent encore les stigmates des récentes tempêtes de Noël. Des vagues importantes et une pollution accrue menacent les baigneurs et les surfeurs le long de la côte.
À retenir
- Des vagues atteignant jusqu’à 3 mètres ont frappé la côte, notamment à Tourmaline Beach.
- Un avis de contamination a été émis pour plusieurs plages, de San Onofre à Imperial Beach, en raison du ruissellement des pluies.
- Les autorités sanitaires recommandent d’éviter la baignade, le surf et la plongée dans ces zones pendant au moins 72 heures.
Contexte
Les fortes pluies atmosphériques qui ont frappé la région mercredi et jeudi ont généré des vagues importantes, particulièrement visibles à Tourmaline Beach, point de rencontre des vagues de Pacific Beach et de La Jolla. Samedi, les vagues ont atteint une hauteur maximale de 3 mètres (10 pieds), créant un spectacle impressionnant mais dangereux.
Les surfeurs expérimentés, comme Ryan Milo, ont profité de ces conditions, mais restent conscients des risques. « Quand on surfe depuis longtemps, on comprend comment fonctionne l’océan et on l’utilise à son avantage », a-t-il déclaré, arrivant avec ses amis dès l’aube pour affronter les vagues.
Ce qui change
Le Service météorologique national a émis un avis de fortes vagues pour la majeure partie de la matinée, accompagné d’une alerte concernant les courants de retour potentiellement mortels. Le département de la santé et de la qualité de l’environnement du comté de San Diego a, quant à lui, publié un avis de contamination s’étendant de San Onofre au sud jusqu’à Imperial Beach, incluant Tourmaline Beach, la piscine pour enfants de La Jolla, la baie de San Diego et Mission Bay.
Les activités nautiques sont donc déconseillées dans ces zones pendant au moins 72 heures. Thomas Beagle, qui pratique le bodyboard et le surf depuis près de cinquante ans, a pris la décision de rester à l’écart de l’eau. « J’ai eu des infections, je suis allé chez le médecin », a-t-il expliqué à NBC 7. « J’en ai eu dans les oreilles, et une petite coupure au doigt a été tellement infectée à cause de l’eau sale que toute ma main a gonflé. J’ai appris mes leçons. »
Henrique Rodriguez, surfeur expérimenté, adopte une approche prudente : « Je traite ça comme si je conduisais et je regarde des deux côtés avant de décoller. Je m’assure d’être conscient de mon environnement, mais surtout, je m’amuse avec mes amis. »
Prochaines étapes
Il est conseillé de suivre les recommandations des autorités sanitaires et de se tenir informé de l’évolution de la situation avant de reprendre les activités nautiques dans les zones concernées. La qualité de l’eau sera surveillée de près dans les prochains jours.
