Publié le 12 décembre 2025 à 08h09. L’acteur Liam Neeson prête sa voix à un documentaire controversé remettant en question l’efficacité des vaccins et mettant en avant des figures associées à des théories du complot, suscitant des réactions et des clarifications de la part de ses représentants.
- Liam Neeson a participé à la narration du documentaire « Plague of Corruption », qui promeut des idées anti-vaccins.
- Le film met en scène Robert F. Kennedy Jr. et s’appuie sur les travaux d’une scientifique controversée, Judy Mikovits.
- Les représentants de l’acteur ont affirmé qu’il n’est pas anti-vaccin et qu’il soutient les initiatives de l’Unicef en matière de vaccination.
Un nouveau documentaire, intitulé « Plague of Corruption », suscite la polémique en remettant en question la légitimité des vaccins et en faisant l’éloge de personnalités controversées. L’acteur Liam Neeson a prêté sa voix à ce film, réalisé par Michael Mazzola, connu pour ses précédents travaux sur les théories du complot liées aux ovnis.
Le documentaire s’appuie en grande partie sur les travaux de Judy Mikovits, une ancienne scientifique dont les affirmations sur l’origine du Covid-19 – qu’elle attribue à une souche défectueuse du vaccin contre la grippe – ont été largement contestées. Elle a notamment appelé à ne pas se faire vacciner. Son co-auteur, Kent Heckenlively, a également collaboré avec l’animateur de radio d’extrême droite Alex Jones, dont les propos infondés sur la fusillade de Sandy Hook ont valu une amende de 1,4 milliard de dollars (1,28 milliard d’euros) pour diffamation.
Robert F. Kennedy Jr., figure de proue du mouvement anti-vaccin, est également présent dans le documentaire. Il y critique ouvertement l’ancien directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, Anthony Fauci, et remet en question la sécurité des vaccins.
« Le gros problème avec les vaccins est qu’ils ne sont tout simplement pas testés en toute sécurité. »
Robert F. Kennedy Jr.
Il s’attaque également à l’ancien responsable, affirmant qu’il « devrait être en prison », en s’appuyant sur des extraits d’un documentaire de la BBC de 2004, « Guinea Pig Kids », qui avait soulevé des questions sur des pratiques douteuses lors de tests du VIH sur des enfants. La BBC a par la suite présenté ses excuses pour des « violations graves » de ses directives éditoriales suite à ce reportage.
Le récit narré par Liam Neeson critique également les mesures de confinement mises en place pendant la pandémie de Covid-19, affirmant que
« Des milliers de vies ont été perdues, non pas à cause du virus, mais à cause de l’angoisse mentale provoquée par ces restrictions sévères. »
Il évoque également les vaccins Covid, les qualifiant d’« expériences dangereuses » et dénonçant le manque de responsabilité des autorités.
Face à la controverse, les représentants de Liam Neeson ont publié une déclaration pour clarifier sa position. Ils reconnaissent que la corruption peut exister au sein de l’industrie pharmaceutique, mais insistent sur le fait que cela ne signifie pas une opposition aux vaccins.
« Liam n’a jamais été et n’est pas anti-vaccination. Son travail approfondi avec l’Unicef souligne son soutien de longue date aux initiatives mondiales de vaccination et de santé publique. »
Ils précisent également que l’acteur n’a pas eu d’influence sur le contenu éditorial du film et que toute question à ce sujet doit être adressée aux producteurs.
En 2022, Liam Neeson avait déjà exprimé son soutien aux vaccins en tant qu’ambassadeur mondial de l’Unicef, les qualifiant de « remarquable réussite humaine ». Le documentaire se termine sur une note d’appel à la transparence et à la responsabilisation, avec Liam Neeson déclarant :
« Nous ne pouvons pas changer le passé, mais nous pouvons exiger de la transparence et des responsabilités pour l’avenir. »
