Publié le 26 décembre 2025 à 21h15. L’intérêt renouvelé des États-Unis pour le Groenland, ravivé par l’administration Trump, suscite une réaction inattendue du Danemark, qui menace à son tour d’acquérir des territoires américains grâce à la prospérité de son économie.
- Les États-Unis expriment à nouveau leur intérêt pour l’acquisition du Groenland, invoquant des raisons de sécurité nationale.
- Le Danemark répond en plaisantant sur la possibilité d’acheter des États américains, fort de la bonne santé de son économie.
- Donald Trump a nommé un envoyé spécial pour le Groenland, tandis que Copenhague affiche sa détermination à préserver son intégrité territoriale.
La question du Groenland est revenue sur le devant de la scène politique américaine, Donald Trump manifestant une nouvelle fois son intérêt pour l’île danoise. L’ancien président a même désigné Jeff Landry, le gouverneur de la Louisiane, comme envoyé spécial chargé de négocier l’acquisition du territoire.
Cette initiative a provoqué une réaction surprenante de la part de Copenhague. Rasmus Jarlov, ancien ministre danois des Affaires, a ironiquement suggéré que le Danemark pourrait envisager d’acquérir des États américains, en raison de la performance économique actuelle du pays.
« Le taux de croissance actuel au Danemark est correct. Nous allons bientôt commencer à acheter des États aux États-Unis. »
Rasmus Jarlov, ancien ministre danois des Affaires
Jarlov a même exprimé une préférence pour le New Hampshire, tout en évoquant la Californie comme alternative, soulignant la sympathie qu’il porte à son gouverneur.
La croissance économique danoise est notamment portée par le succès de Novo Nordisk, le géant pharmaceutique européen. Selon l’économiste Lars Christensen, le produit intérieur brut (PIB) du Danemark a augmenté de 9,5 % entre le deuxième et le quatrième trimestre de cette année. Jarlov lui-même a travaillé chez Novo Nordisk avant de devenir ministre.
L’administration Trump avait déjà manifesté son intérêt pour le Groenland en début de mandat, mais cette question a refait surface en décembre dernier. L’envoyé Landry a précisé que les États-Unis ne souhaitaient pas “conquérir” le Groenland, mais plutôt engager des discussions avec les populations locales et le Danemark. Fox News a rapporté ces déclarations.
Cette démarche a suscité l’indignation au sein du parlement danois et parmi les habitants du Groenland. Le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, a fermement réaffirmé que l’avenir du Groenland appartient aux Groenlandais et que son intégrité territoriale doit être respectée. BBC a relayé ses propos.
