Dubaï s’impose comme une place financière de plus en plus compétitive, dépassant en croissance les centres traditionnels comme New York, Londres et Hong Kong. Un rapport récent du Centre financier international de Dubaï (DIFC) révèle une dynamique particulièrement forte dans les secteurs de la fintech, de l’intelligence artificielle et de l’innovation.
Avec plus de 8 000 entreprises actives et 1 500 spécialisées dans la fintech, l’IA et l’innovation, Dubaï se positionne désormais comme un pôle financier de nouvelle génération de premier plan. Le DIFC, qui supervise plus de 1 000 sociétés financières réglementées, est devenu la principale plaque tournante de la région pour la finance mondiale, les actifs numériques et les technologies émergentes.
Une étude du DIFC, intitulée « Villes financières de nouvelle génération : nouveaux modèles pour attirer les capitaux mondiaux », met en lumière cette ascension. Le rapport, présenté lors d’un webinaire mondial auquel ont participé plus de 600 dirigeants, souligne que des villes comme Dubaï bénéficient d’une adaptabilité stratégique, de réglementations avancées et d’un environnement favorable aux entreprises.
En contraste, les centres financiers traditionnels sont confrontés à des coûts opérationnels croissants, des infrastructures vieillissantes, des incertitudes politiques et un manque de dynamisme réglementaire. Dubaï, quant à elle, affiche une progression notable dans les indices financiers mondiaux, se situant désormais juste en dehors du top 10, avec un score de 748 points contre 570 en 2005.
« Lorsque nous avons lancé l’indice en 2005, le centre moyen marquait 567 points, et Dubaï était proche de 570… Dubaï a progressé considérablement de 570 à 748 points, le plaçant juste en dehors du top 10 mondial. Aujourd’hui, elle a 51 points d’avance », a déclaré le professeur Michael Mainelli, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Londres.
L’étude identifie quatre piliers essentiels pour l’avenir de la finance : l’attraction des talents, l’infrastructure financière et l’adaptabilité, la réglementation et la gouvernance, ainsi que la connectivité. Le DIFC a massivement investi dans ces domaines, notamment grâce à son système de Common Law et à ses réglementations financières spécialisées.
Arif Amiri, PDG de DIFC Authority, a souligné que les nouveaux pôles financiers mettent en œuvre des réformes et adoptent de nouveaux modèles pour surpasser les centres établis. Il a ajouté que Dubaï possède « des caractéristiques uniques qui lui confèrent un avantage concurrentiel exceptionnel », grâce à une gouvernance solide et à une innovation réglementaire constante.
Plusieurs experts du secteur soulignent l’attrait croissant de Dubaï. Le Dr Jochen Biedermann, directeur général de l’Alliance mondiale des centres financiers internationaux, a insisté sur l’importance de la qualité de vie – écoles, sécurité, espaces verts – pour attirer les talents internationaux. Wolfgang Engel, directeur général et représentant régional de l’Institut de la finance internationale pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a quant à lui appelé à considérer les centres émergents comme des partenaires dans la construction d’un système financier résilient.
Les entreprises basées au DIFC ont levé plus de 4,2 milliards de dollars (environ 3,8 milliards d’euros) d’investissements, confirmant ainsi le statut du centre comme l’environnement technologique en croissance le plus dynamique de la région. Cette croissance contribue à une évolution globale de la finance vers un réseau interconnecté de centres financiers, dans lequel Dubaï est appelée à jouer un rôle majeur.
