Publié le 20 décembre 2025. Les États-Unis ont élargi leurs sanctions contre des responsables honduriens accusés de saper le processus démocratique, retirant notamment leur visa au président du Congrès national, Luis Redondo. Ces mesures interviennent après des allégations d’ingérence dans le décompte des voix lors d’élections récentes.
- Le président du Congrès national hondurien, Luis Redondo, s’est vu retirer son visa par les États-Unis.
- Deux autres fonctionnaires honduriens, le juge Mario Morazán et le conseiller Marlon Ochoa, sont également visés par des sanctions similaires, incluant la révocation de visas et des restrictions d’immigration.
- Washington justifie ces mesures par la nécessité de défendre la sécurité nationale américaine et la stabilité régionale.
Les États-Unis ont confirmé la révocation de l’Electronic System for Travel Authorization (ESTA) de Luis Redondo, l’accusant d’avoir entravé le décompte des voix lors du processus électoral au Honduras. Le Service des douanes et de la protection des frontières (CBP) a annoncé la décision sur les réseaux sociaux, affirmant que « les voix de 3,4 millions de Honduriens doivent être respectées et défendues ». Dans un communiqué, le CBP a ajouté qu’il ne tolérerait pas les actions qui portent atteinte à la sécurité nationale américaine et à la stabilité de la région.
Parallèlement, le Département d’État américain a annoncé la révocation du visa du juge Mario Morazán, invoquant l’article 221(i) de la loi sur l’immigration et la nationalité (INA). Selon Washington, les actions de M. Morazán auraient contribué à éroder le processus démocratique dans le pays. La demande de visa du conseiller Marlon Ochoa a également été rejetée, et des restrictions d’immigration ont été imposées à une troisième personne dont l’identité n’a pas été divulguée, pour des motifs similaires.
En réaction à ces sanctions, Luis Redondo a déclaré sur son compte X :
« Plus d’ingérence. Plus de pression. Plus de conditions. Celui qui libère les trafiquants de drogue ne se soucie pas de son propre peuple, ni de la mort des enfants des électeurs et des contribuables. »
Luis Redondo, président du Congrès national hondurien
Il a également affirmé que la souveraineté du Honduras n’était pas négociable et que le droit international interdisait toute ingérence.
Le Département d’État américain a précisé que ses décisions étaient également fondées sur l’article 212(a)(3)(C) de l’INA, qui permet de refuser l’entrée aux personnes dont les actions pourraient avoir des conséquences négatives importantes sur la politique étrangère des États-Unis. Washington a réitéré son engagement à défendre la démocratie, la transparence électorale et l’État de droit au Honduras, et a averti qu’il n’hésiterait pas à prendre de nouvelles mesures si des comportements nuisibles au processus démocratique persistaient. Le gouvernement américain considère qu’entraver le décompte des voix constitue une menace directe aux principes démocratiques et justifie ainsi le recours à des sanctions en matière d’immigration dans le cadre de sa politique étrangère.
