Publié le 12 novembre 2025 à 22h19. L’absence prolongée d’Enzo Pérez, capitaine emblématique de River Plate, interroge les supporters et la presse argentine, alors que le club traverse une période de crise sportive. Les raisons de son absence, initialement liées à une blessure, s’avèrent plus complexes qu’il n’y paraît.
- Enzo Pérez a été écarté de l’équipe première suite à une blessure à la cuisse contractée lors d’un match à São Paulo.
- Malgré son rétablissement physique, le joueur n’a pas retrouvé sa place dans le onze titulaire, suscitant des interrogations sur les raisons de cette décision.
- Pérez a continué à exercer son rôle de capitaine en coulisses, motivant ses coéquipiers et insistant sur l’importance de la qualification pour la Copa Libertadores.
Comment expliquer que Enzo Pérez, véritable légende de River Plate avec 277 matchs disputés (dont un en tant que gardien de but), six buts inscrits et dix titres remportés, ne soit plus titulaire dans une équipe en manque de leadership et d’identité ? Est-il encore affecté par des blessures ? Y a-t-il eu un conflit avec l’entraîneur ? Les spéculations vont bon train, mais la réalité semble plus nuancée.
Contrairement à ce que laissent entendre certains réseaux sociaux, l’absence du capitaine ne serait pas liée à des problèmes personnels ou à des tensions avec Marcelo Gallardo, l’entraîneur. Bien que les raisons exactes de son absence restent difficiles à cerner, elles ne concernent ni une dispute avec le coach, ni un quelconque conflit interne.
Enzo Pérez n’a pas pris ses distances avec Marcelo Gallardo. Il continue d’être considéré comme l’un de ses piliers. Même durant son absence sur le terrain, il a maintenu son rôle de capitaine, encourageant et motivant ses coéquipiers. Il a même pris la parole avant le match contre Talleres pour rappeler l’importance cruciale de se qualifier pour la Copa Libertadores.
Selon des informations confirmées par Olé auprès de plusieurs sources, la rupture avec son ancien agent, Juan Pablo Rossi, survenue il y a quelques jours, n’est pas non plus à l’origine de son absence. Ce différend, qui dure depuis au moins quatre mois, n’a pas eu d’impact sur sa situation sportive.
L’histoire remonte au match retour des quarts de finale de la Copa Libertadores contre Palmeiras. C’est à ce moment-là que Gallardo a annoncé à Pérez, en personne et avec tout le respect dû à son statut de capitaine, qu’il ne ferait plus partie du onze de départ. Cependant, le contexte a radicalement changé depuis cette décision. L’élimination de River Plate a plongé le club dans une crise sportive, et les joueurs qui ont remplacé Pérez n’ont pas convaincu. Juan Carlos Portillo s’est montré hésitant, tandis que Kevin Castaño a affiché un manque de jugement flagrant, rendant l’absence du capitaine d’autant plus criante. Pourtant, cette première évaluation du sélectionneur n’était pas la cause principale de son absence.
La blessure contractée à San Pablo a eu des conséquences plus importantes que prévu. La coupure profonde à la cuisse gauche, nécessitant sept points de suture, l’a empêché de réaliser le moindre effort physique pendant deux semaines. Même un simple jogging ou une séance de vélo risquaient d’ouvrir la plaie.
Ce repos forcé a contraint le joueur, approchant de la quarantaine, à reconsidérer son conditionnement physique. Il en a discuté avec le préparateur physique et a obtenu le feu vert de Gallardo.
Une fois guéri, Pérez a entamé un programme de remise en forme de dix jours début octobre, suivant un plan spécifique au centre d’entraînement. À cette époque, il avait déjà manqué plusieurs matchs, dont la défaite contre Riestra (1-2), la victoire contre Racing pour la Copa Argentina (1-0) et la défaite contre Central (1-2).
Il a continué à progresser et a été écarté des rencontres contre Sarmiento (0-1) et Talleres (2-0). Il était déterminé à retrouver sa pleine forme avant de revenir sur le terrain, et a même préféré attendre la demi-finale de la Copa Argentina contre Independiente Rivadavia.
Cependant, Gallardo a insisté pour aligner Portillo lors du match contre Talleres, malgré ses performances décevantes. Et Pérez, un mois après sa blessure, s’est retrouvé sur le banc de touche. Il n’a pas eu l’occasion d’entrer en jeu lors du match suivant contre Gimnasia, dans un Monumental en ébullition. Là, l’entraîneur n’a pas jugé opportun de lui accorder du temps de jeu, manquant potentiellement sa dernière apparition dans le stade Monumental (son contrat expire à la fin de l’année et Estudiantes s’intéresse de près à son profil).
Il est difficile de comprendre pourquoi Gallardo a préféré ne pas titulariser Pérez lors du dernier Superclásico contre Boca, compte tenu de son importance symbolique pour l’équipe. Bien qu’il soit possible que l’entraîneur ait voulu éviter de l’exposer en le faisant jouer seul pivot après 45 jours sans compétition – et c’est pourquoi il a de nouveau choisi Portillo – le niveau de jeu de l’équipe aurait justifié une réévaluation. Car River Plate a besoin d’un leader sur le terrain, capable d’insuffler son tempérament et de galvaniser ses coéquipiers.
C’est pourquoi le match contre Vélez offre une opportunité de retour tant attendue par les supporters de Núñez.

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