Publié le 2024-02-29 10:15:00. Une New-Yorkaise de 68 ans est au cœur d’une bataille judiciaire complexe pour la garde de ses deux derniers enfants, nés par gestation pour autrui, après avoir secrètement falsifié des documents et trompé son mari et les autorités.
- MaryBeth Lewis, déjà mère de 13 enfants, a eu recours à la gestation pour autrui sans le consentement de son mari.
- Elle a falsifié la signature de son époux sur des documents légaux et s’est même fait passer pour lui lors d’une audience en visioconférence.
- L’affaire, qui implique des accusations de faux, d’usurpation d’identité et de parjure, est actuellement devant les tribunaux.
L’histoire de MaryBeth Lewis, habitante de l’État de New York, prend une tournure judiciaire inattendue. À 68 ans, elle se retrouve impliquée dans une lutte pour la garde de ses 14e et 15e enfants, nés en 2023 grâce à une mère porteuse. Selon les informations rapportées par WION, cette grossesse s’est déroulée dans le plus grand secret, en violation du souhait exprimé par son mari, Bob Lewis, de ne plus avoir d’enfants.
MaryBeth Lewis a déjà fait parler d’elle en 2010, lors de la naissance de son huitième enfant. À l’époque, elle déclarait au East Aurora Advertiser :
« Ce premier enfant a été le plus grand changement. Après cela, ils se sont en quelque sorte mis en place. »
La famille s’est ensuite agrandie avec l’arrivée de jumeaux en 2012, puis d’une autre paire de jumeaux en 2016, portant le nombre d’enfants à douze. Selon le New York Times, les cinq premières grossesses de MaryBeth Lewis étaient naturelles, mais toutes les suivantes ont été obtenues par fécondation in vitro (FIV), en utilisant un mélange de leurs propres embryons ainsi que des ovules et du sperme de donneurs. Elle a porté elle-même tous les bébés jusqu’à cette dernière tentative, où elle a eu recours à une mère porteuse.
C’est là que la situation a pris une tournure illégale. MaryBeth Lewis aurait falsifié la signature de son mari sur l’accord de gestation pour autrui, une infraction potentielle à la loi de l’État, qui exige le consentement des deux parents pour ce type de procédure. Elle aurait également trompé la clinique de FIV en lui faisant croire que Bob Lewis était d’accord avec la démarche. Le point culminant de cette tromperie s’est produit lors d’une audience en ligne devant un juge du comté de Steuben, où MaryBeth Lewis se serait connectée avec un compte séparé pour son mari, gardant sa caméra éteinte et simulant ses réponses. Le New York Times rapporte qu’elle aurait même « grogné en signe d’assentiment » lorsque le juge s’adressait à lui.
Bob Lewis n’a découvert la vérité que lorsqu’il a reçu par la poste l’ordonnance de filiation. Furieux, il a consulté l’avocat de sa femme, qui a ensuite alerté le tribunal. MaryBeth Lewis est désormais accusée de faux au deuxième degré, d’usurpation d’identité criminelle au premier degré, de parjure au deuxième degré et de tentative d’enlèvement au deuxième degré.
Malgré ces accusations, MaryBeth Lewis a refusé deux offres de plaidoyer, déterminée à obtenir la garde des deux enfants. Son mari, initialement opposé à la procédure, lui apporte désormais son soutien dans cette bataille juridique. L’affaire est toujours en cours, et un nouveau juge a récemment statué que les deux parents étaient légalement responsables des enfants, mais les parents porteurs contestent cette décision en appel.
