Publié le 1er novembre 2025 14h45. L’Orchestre de l’Académie de Vienne a célébré la Toussaint avec un concert exceptionnel, mêlant la rigueur de Haydn à la découverte de pièces rares de Mozart, le tout sublimé par la performance du baryton Florian Bösch.
- L’Orchestre de l’Académie de Vienne a interprété des œuvres de Haydn et de Mozart lors d’un concert de la Toussaint.
- Florian Bösch a particulièrement brillé avec des airs peu connus de Mozart.
- Le concert s’est déroulé dans une ambiance chaleureuse, couronnée par un temps clément après une matinée brumeuse.
La matinée musicale, devenue une tradition à la Toussaint, a réuni l’Orchestre de l’Académie de Vienne, cette fois dans une configuration laïque, pour un hommage à Joseph Haydn. Au programme figuraient notamment la Symphonie n° 103 de Haydn, surnommée « au roulement de tambour », interprétée avec une précision et une transparence remarquables. Le chef d’orchestre Martin Haselböck, connu pour ses commentaires éclairants, a su préparer le public à apprécier pleinement cette composition magistrale du classique viennois.
Mais le concert n’a pas été uniquement dédié à Haydn. Des joyaux méconnus de Mozart ont également été mis à l’honneur, notamment grâce à la prestation du baryton Florian Bösch. Avant l’entracte, il a interprété avec brio l’air « Per questa bella mano », KV 612, accompagné du contrebassiste Ján Krigovský, offrant une esquisse séduisante de l’univers de Don Giovanni. Il a ensuite donné vie à « Je voudrais être l’empereur. Un chant de guerre allemand », KV 539, concluant sa performance sur une note d’humour : « Personne ne devrait être empereur. »
La « Missa in tempore belli », plus communément appelée « Messe des timbales », a également marqué le concert. Le Chœur de garçons de Vienne et le Chorus Viennensis se sont présentés dans une forme rayonnante, sous la direction de Martin Haselböck, avec des passages particulièrement harmonieux. Le quatuor de solistes était complété par la soprano Miriam Kutrowatz et les voix moyennes de Michaela Selinger et Jan Petryka.
À l’issue du concert, le brouillard matinal s’est dissipé, laissant place à un soleil radieux, un complément idéal à cette matinée réussie au sein du club de musique.
