Publié le 31 octobre 2025 05:03:00. Le cardinal Baltazar Porras a dénoncé les intimidations dont il a été victime alors qu’il tentait de se rendre à une messe en hommage à José Gregorio Hernández, illustrant une nouvelle fois les pressions exercées par le régime vénézuélien sur les figures religieuses et les citoyens.
- Le cardinal Porras a été surveillé et harcelé pour l’empêcher d’assister à une cérémonie religieuse.
- Il a dénoncé l’abus de pouvoir et les mensonges utilisés pour instaurer la peur.
- La situation souligne le climat de répression politique et le manque de respect des libertés fondamentales au Venezuela.
Le cardinal Baltazar Porras a publiquement dénoncé les pressions subies le 26 octobre dernier, alors qu’il se rendait à Isnotú pour participer à une messe en l’honneur de José Gregorio Hernández, récemment canonisé. Selon ses déclarations, il a été soumis à une surveillance étroite et à un harcèlement manifestes, une tentative d’empêcher sa participation à cet événement religieux important. Cette situation, loin d’être isolée, illustre les méthodes répressives employées par le gouvernement vénézuélien.
Sans nommer directement les responsables, le cardinal Porras a exprimé sa consternation face à cette attitude.
« L’abus de pouvoir et les mensonges veulent générer en nous une attitude de peur. »
Baltazar Porras, cardinal
Il a souligné l’importance de pouvoir agir avec un minimum de dignité, un sentiment partagé par l’ensemble de la population vénézuélienne, confrontée quotidiennement à un État qu’il juge oppressif et humiliant. L’incident a pris une dimension particulière compte tenu du contexte de la canonisation de José Gregorio Hernández et de Mère Carmen Rendiles, un événement majeur pour l’Église catholique au Venezuela.
L’entourage du cardinal a décrit une scène surréaliste : un homme seul, escorté par des militaires, comme s’il représentait une menace pour la sécurité publique. Cette démonstration de force, selon des observateurs, visait à intimider non seulement le cardinal Porras, mais également l’ensemble de la communauté religieuse et à discréditer la figure de José Gregorio Hernández, un personnage clé de la canonisation des deux bienheureux.
Au-delà de cet incident spécifique, la situation met en lumière les profondes divisions qui traversent le Venezuela. Le régime, selon des analyses, est pris au piège de sa propre colère et incapable d’adopter une approche plus constructive. Un gouvernement légitime, estime-t-on, devrait rechercher le consensus et le dialogue pour gouverner, alors que le pouvoir en place au Venezuela est perçu comme illégitime et incapable de répondre aux aspirations de son peuple.
La question de la durée de cette politique de la peur est au cœur des préoccupations. Combien de temps le régime pourra-t-il continuer à s’appuyer sur la force et la répression pour étouffer les revendications démocratiques ? La perte de confiance du peuple est irrémédiable, et l’aspiration à la liberté demeure vive, malgré les 25 années de difficultés et de restrictions. Des manifestations sporadiques témoignent de cette volonté de changement, et l’espoir d’un avenir meilleur persiste.
