Publié le 26 décembre 2025 à 16h00, Royaume-Uni. Lars Ulrich, le batteur emblématique de Metallica, a révélé l’influence déterminante d’artistes comme AC/DC et Chris Cornell sur l’évolution musicale de son groupe, notamment lors de la création de l’album phare The Black Album.
Pour de nombreuses légendes du rock, désigner la plus grande voix de tous les temps est une question de sensibilité et de technique. Dans le monde exigeant du rock, les chanteurs doivent maîtriser un éventail de compétences pour captiver leur public, notamment la capacité à moduler leur voix et à transmettre des émotions intenses.
L’influence de Chris Cornell, chanteur de Soundgarden, a été particulièrement marquante pour Metallica. Au-delà de ses prouesses vocales, Cornell a inspiré James Hetfield à affiner sa propre voix et a contribué à façonner la manière dont le groupe appréhendait l’interaction entre chant et instrumentation.
« Ce que nous avions appris sur une manière différente d’écrire des chansons grâce à Soundgarden, c’est que vous jouez un riff tout au long de la chanson, et que le chanteur va partout, et pour que cela fonctionne »
James Hetfield
Cependant, l’héritage d’AC/DC s’avère tout aussi crucial. Le groupe australien a profondément influencé le son de Metallica, d’une manière que le groupe reconnaît à demi-mot. Lars Ulrich a notamment admis que l’écoute intensive d’AC/DC pendant six mois en 1990 a radicalement transformé son approche de l’écriture de chansons.

Sorti en 1991, The Black Album (l’album noir) est devenu l’un des albums les plus vendus de tous les temps, marquant un tournant dans la carrière de Metallica. Bien que certains fans de longue date aient initialement critiqué ce virage perçu comme trop commercial, il s’agissait en réalité d’une évolution vers un son plus ancré dans le hard rock, influencé par des groupes comme AC/DC.
Lars Ulrich a toujours exprimé son admiration pour Bon Scott, le premier chanteur d’AC/DC, qu’il considère comme l’incarnation du charisme et de la coolitude vocale. Dans une interview à Louder Sound, il a salué la voix, l’humour et la présence scénique magnétique de Scott.
« Bon Scott était le chanteur le plus cool de tous les temps. La prestation vocale, les doubles sens ironiques et la personnalité magnétique. Ces premiers disques d’AC/DC – Dirty Deeds Done Dirt Cheap, Let There Be Rock, Powerage, Highway To Hell – sont tout simplement intemporels. »
Lars Ulrich
Pour Ulrich et Hetfield, AC/DC représente l’essence même du groupe de hard rock. L’admiration qu’ils portent à ce groupe légendaire dépasse la simple musique et touche aux fondements mêmes du rock and roll. Lors du festival Power Trip, Ulrich a notamment souligné le sentiment d’unité et de communauté créé par AC/DC, un espace où l’énergie est palpable et où le public partage une passion commune.
« Il y avait une unité, et c’est ce qui se passe lorsque cette communauté se réunit autour de ce que nous partageons tous, c’est un moment tellement beau », a-t-il déclaré.
