Publié le 23 novembre 2023 16:17:00. L’entraîneur de chevaux Ōtaki, Benner, a connu un retour remarqué dans le monde des courses après une pause de neuf mois, motivée par une perte de passion et un incident désagréable avec un propriétaire. Il aspire désormais à un équilibre entre succès professionnel et vie personnelle.
- Benner a quitté temporairement le milieu des courses après avoir perdu le plaisir de son travail et avoir été confronté à un comportement abusif de la part d’un propriétaire.
- Il a repris l’entraînement avec un effectif réduit, privilégiant la qualité de son environnement de travail et l’équilibre de vie.
- Benner a déjà planifié des congés pour assister au Masters d’Augusta, soulignant son engagement à ne pas retomber dans un rythme de travail excessif.
Après avoir connu le succès, notamment en collaboration avec Hollie Wynyard, Benner a ressenti un désenchantement progressif face aux exigences du métier. Les longues heures, l’absence de jours de repos et la pression constante ont fini par éclipser la joie initiale. Un incident particulier, impliquant un propriétaire mécontent de son choix de jockey pour une course importante, a agi comme un catalyseur.
« Je suis rentré chez moi ce soir-là et j’ai pensé qu’après tous les gagnants que j’avais eu pour ce propriétaire et à quel point je travaillais dur, je ne méritais pas cette merde. »
Benner, entraîneur de chevaux
La perte de son père, Mike, peu de temps auparavant, a également contribué à sa remise en question. Benner s’interrogeait sur le sens de sa vie et sur la possibilité de s’épanouir en dehors des courses. Il a finalement pris la décision radicale de mettre de côté son activité et de se concentrer sur son bien-être.
Pendant neuf mois, Benner s’est éloigné du circuit professionnel, se contentant d’entraîner quelques chevaux pour son propre plaisir. Cette pause lui a permis de retrouver un équilibre et de redéfinir ses priorités. Il a découvert le plaisir de travailler à son propre rythme, sans la pression des résultats et des attentes extérieures.
« C’était vraiment bien pour moi de m’éloigner du train-train, de ne pas avoir à me soucier de la course et de faire des choses par moi-même. »
Benner, entraîneur de chevaux
De retour dans le milieu, Benner a reconstitué un effectif d’une douzaine de chevaux, avec l’ambition de l’étendre à une vingtaine. Il insiste sur l’importance de s’entourer de personnes de confiance, comme son ami de longue date Simon Baker, copropriétaire de De Armas. La présence de Sam Pinfold, caddy du golfeur australien Cameron Smith, apporte également une dimension intéressante à son équipe.
Benner est déterminé à ne pas reproduire les erreurs du passé et à préserver un équilibre sain entre sa vie professionnelle et personnelle. Il a déjà réservé des vacances pour assister au Masters d’Augusta, un événement sportif qu’il affectionne particulièrement. Il est convaincu qu’il est possible d’être un entraîneur performant tout en profitant pleinement de la vie.
« J’ai appris de mon passé et je veux trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Je veux gagner de grandes courses, mais je ne veux pas que ce soit la seule chose dans ma vie. »
Benner, entraîneur de chevaux
Si De Armas parvient à remporter le Karaka Millions, Benner pourra sans doute s’offrir les billets pour le Masters sans se ruiner.
Michael Guerin a commencé à publier des articles sur les courses de chevaux à l’échelle nationale alors qu’il était encore étudiant. Il a rejoint le Héraut en 1990 et en est devenu le rédacteur en chef des courses en 1995, couvrant les plus grands événements hippiques du monde.
