Publié le 18 novembre 2025 à 20h47. Une frappe aérienne israélienne a frappé un camp de réfugiés palestiniens près de la ville de Sidon, au Liban, faisant au moins 13 morts et quatre blessés, selon les autorités libanaises. L’attaque, qui cible un complexe d’entraînement du Hamas selon Israël, intervient dans un contexte de tensions croissantes dans la région.
- Au moins 13 personnes ont été tuées et quatre blessées dans un bombardement israélien sur le camp de réfugiés d’Ain el Helu, près de Sidon.
- Israël affirme avoir visé un complexe d’entraînement du Hamas utilisé pour planifier des attaques contre son territoire.
- Cette frappe intervient alors que le Liban et Israël sont officiellement dans un état de cessez-le-feu, mais que des incidents frontaliers se multiplient.
Le bilan de l’attaque, qui s’est produite dans le camp d’Ain el Helu, a été actualisé par le Centre des opérations d’urgence du ministère libanais de la Santé publique. Un communiqué précisait qu’on comptait « onze morts et quatre blessés » dans un premier temps, avant que le bilan ne s’alourdisse à 13 décès. Des médias internationaux, dont le Washington Post et Reuters, avaient initialement fait état d’un bilan de 11 morts.
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’attaque a été menée par un drone ciblant une voiture stationnée sur le parking d’une mosquée à l’intérieur du camp. Des coups de feu ont été signalés dans la zone immédiatement après la frappe, selon les médias d’État libanais.
Ain el Helu est le plus grand camp de réfugiés palestiniens au Liban, abritant une population importante. Il est administré de facto par diverses factions palestiniennes et ne bénéficie pas de la présence régulière des forces de sécurité libanaises. Cette situation crée un environnement complexe et instable.
Israël a régulièrement mené des attaques sur le territoire libanais, même après l’accord de cessez-le-feu conclu il y a près d’un an. Ces actions sont généralement dirigées contre des cibles liées au Hezbollah, le groupe chiite libanais. Il est plus rare que des membres de formations palestiniennes soient directement touchés, mais plusieurs attaques récentes ont visé des chefs de factions dans des camps de réfugiés ou leurs environs. La plus marquante étant l’élimination de Saleh al Arouri, numéro deux du Hamas, dans la banlieue de Beyrouth.
🎯FRAPPÉ : terroristes opérant dans un complexe d’entraînement du Hamas dans la région d’Ain al-Hilweh, au sud du Liban.
Le complexe a été utilisé par les terroristes du Hamas pour des entraînements et des exercices afin de planifier et de mener des attaques terroristes contre les troupes de Tsahal et l’État d’Israël.
Avant…
– Forces de défense israéliennes (@IDF) 18 novembre 2025
Dans un communiqué, l’armée israélienne a justifié l’attaque en affirmant qu’elle visait des « militaires qui exploitaient un camp d’entraînement sur ce site ». Elle a précisé que le complexe était utilisé par le mouvement palestinien Hamas pour préparer des attaques contre Israël.
Selon Reuters, Israël a confirmé que l’objectif de l’opération était un camp d’entraînement utilisé par des combattants.
