Publié le 22 octobre 2025 à 10h51. La Corée du Nord a procédé à un nouveau tir de missile balistique, son premier depuis juin dernier, à quelques jours d’une réunion régionale importante impliquant les dirigeants de plusieurs pays, dont les États-Unis.
La Corée du Nord a lancé au moins un missile balistique ce mercredi, selon les états-majors interarmés sud-coréens. Le projectile a suivi une trajectoire vers l’est, marquant une reprise des activités balistiques de Pyongyang après une pause de plusieurs mois.
Ce tir intervient à une semaine d’un sommet de l’APEC à Gyeongju, en Corée du Sud, où le président américain Donald Trump est attendu. L’ancien président américain avait déjà rencontré à trois reprises le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un lors de sommets précédents, avant l’échec des négociations à Hanoï en 2019 concernant la dénucléarisation de la Corée du Nord.
Donald Trump a d’ailleurs exprimé son intérêt pour une nouvelle rencontre avec Kim Jong Un, potentiellement cette année. Pyongyang a quant à elle indiqué que Kim était ouvert à de futures négociations, tout en réaffirmant qu’elle ne renoncerait pas à son arsenal nucléaire.
Récemment, la Corée du Nord a présenté ce qu’elle décrit comme son missile balistique intercontinental (ICBM) « le plus puissant », le Hwasong-20, lors d’un défilé militaire auquel ont assisté des responsables russes et chinois. Selon Pyongyang, la portée de frappe de ce nouveau missile est illimitée.
En septembre, Kim Jong Un a supervisé un test de moteur à combustible solide destiné à un missile nucléaire à longue portée. Les médias d’État nord-coréens ont rapporté qu’il s’agissait du neuvième et dernier test de ce moteur, suggérant qu’un test complet du nouvel ICBM pourrait avoir lieu dans les mois à venir.
La Corée du Nord poursuit depuis des années le développement de missiles à longue portée, capables d’atteindre le territoire continental américain. Elle travaille également sur des missiles à combustible solide, plus faciles à mobiliser, à dissimuler et à lancer rapidement que les modèles à combustible liquide.
Les États-Unis exigent que la Corée du Nord abandonne son programme d’armement nucléaire, une condition qui constitue un point de friction majeur entre les deux pays. Pyongyang est soumise à de nombreuses sanctions de l’ONU en raison de ses programmes nucléaires et balistiques, mais a toujours affirmé ne pas avoir l’intention de céder sur ce point.
Cependant, des signes récents suggèrent une possible ouverture de Pyongyang à de nouvelles négociations avec les États-Unis.
