Publié le 5 janvier 2026. Le président américain Donald Trump a mis en garde l’Iran contre une réponse sévère des États-Unis si les forces de sécurité continuaient à réprimer violemment les manifestations qui secouent le pays, en raison de la crise économique.
- Donald Trump menace l’Iran de représailles en cas de nouvelles victimes parmi les manifestants.
- Les protestations, déclenchées par les difficultés économiques, entrent dans leur deuxième semaine.
- Téhéran accuse des « forces extérieures » d’inciter à la violence.
Le président américain Donald Trump a averti lundi que l’Iran subirait des conséquences sévères si les forces de l’ordre continuaient à tuer des manifestants. Cette mise en garde intervient alors que les protestations contre la détérioration de la situation économique iranienne se poursuivent et s’intensifient.
« Nous surveillons cela de très près. S’ils (l’Iran, ndlr) commencent à tuer des gens comme ils l’ont fait dans le passé, je pense qu’ils seront très durement touchés par les États-Unis », a déclaré Donald Trump lors d’une conversation avec des journalistes à bord de l’avion présidentiel Air Force One, dimanche, heure locale.
Les manifestations, qui ont débuté le 28 décembre au Grand Bazar de Téhéran, un important centre de commerce local, se sont rapidement étendues à d’autres régions du pays. Les commerçants et les citoyens expriment leur colère face à l’instabilité économique et à la dépréciation de la monnaie nationale.
Dans certaines zones, les manifestations ont dégénéré en affrontements violents. Les autorités iraniennes ont accusé des « forces extérieures » d’être à l’origine de la violence, en incitant des manifestants initialement pacifiques à commettre des actes de vandalisme et de destruction.
Selon un bilan provisoire basé sur les informations officielles fournies par les autorités iraniennes, au moins 12 personnes ont perdu la vie lors des manifestations, dont certains membres des forces de sécurité.
Ces protestations sont les plus importantes en Iran depuis le mouvement de contestation de 2022-2023, déclenché par la mort de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée pour non-respect du code vestimentaire strict imposé aux femmes en Iran.

Le 2 janvier, Donald Trump avait déjà exprimé son soutien aux manifestants iraniens, affirmant que les États-Unis « viendraient à leur rescousse » face à la détérioration de la situation économique et à la chute du rial iranien.
« Si l’Iran tire et tue brutalement des manifestants pacifiques, comme c’est son habitude, les États-Unis viendront à leur secours. Nous sommes vigilants et prêts à agir. »
Donald Trump, président des États-Unis
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a fermement condamné les déclarations de Donald Trump, les qualifiant d’« imprudentes et dangereuses ». Téhéran considère ces propos comme une ingérence inacceptable dans ses affaires intérieures.
Voir la vidéo : Bilan de 7 morts lors des manifestations en Iran, Trump intensifie ses menaces
(nvc/ita)
