Publié le 30 septembre 2025 à 01h30. Disney est sous pression pour fournir des documents concernant la suspension controversée de Jimmy Kimmel, alors que des actionnaires et l’ancien président Donald Trump menacent de poursuites judiciaires.
- Des actionnaires de Disney exigent des documents internes liés à la suspension de Jimmy Kimmel, estimant que cette affaire a fait chuter la valeur des actions de l’entreprise de 4 milliards de dollars (environ 3,7 milliards d’euros).
- Donald Trump a menacé de poursuivre à nouveau ABC (la chaîne diffusant l’émission de Kimmel) après le retour de l’animateur, rappelant qu’il avait déjà reçu 16 millions de dollars (environ 15 millions d’euros) lors d’une précédente affaire.
- Disney a jusqu’à vendredi pour répondre aux demandes des actionnaires, sous peine de voir l’affaire débouche sur une action en justice.
La polémique autour de Jimmy Kimmel s’intensifie, plaçant le géant des médias Disney dans une situation délicate sur plusieurs fronts. Lundi soir, une demande de documents internes n’a pas reçu de réponse, ce qui a exacerbé les tensions avec les actionnaires.
Roberta Kaplan, avocate représentant les actionnaires (dont la Fédération américaine des enseignants et Reporters sans frontières), a envoyé une lettre au PDG de Disney, Bob Iger, le 24 septembre, exigeant des informations sur les « considérations politiques ou d’affiliation inappropriées » qui auraient motivé la suspension de Kimmel. Les actionnaires estiment que cette suspension a entraîné une baisse significative de la valeur des actions de Disney. Ils accusent les dirigeants de l’entreprise d’avoir potentiellement violé leurs obligations fiduciaires.
Parallèlement, l’ancien président Donald Trump a réagi au retour de Kimmel à l’antenne, le 23 septembre, en menaçant de le poursuivre à nouveau.
« Je pense que nous allons tester ABC à ce sujet. La dernière fois que je les ai poursuivis, ils m’ont donné 16 millions de dollars. Celui-ci semble encore plus lucratif. Un vrai groupe de perdants ! Laissez Jimmy Kimmel pourrir dans ses mauvaises notes. »
Donald Trump
La Commission fédérale des communications (FCC), par l’intermédiaire de son commissaire Brendan Carr, a également exercé des pressions sur ABC concernant les remarques de Kimmel. Des experts juridiques estiment que les actions de Carr pourraient être considérées comme une ingérence inappropriée et pourraient ne pas être bien accueillies par les tribunaux.
Selon une source proche de l’affaire, Disney joue un jeu dangereux.
« Il s’agit d’un jeu de poulet, avec quelqu’un qui sort comme à la dernière minute. Ils connaissent les enjeux. »
Source anonyme
Les actionnaires ont donné à Disney jusqu’à vendredi pour fournir les documents demandés. À défaut, ils se réservent le droit d’engager une action en justice pour contraindre l’entreprise à coopérer et pour obtenir réparation des dommages subis. L’avenir de Jimmy Kimmel en direct et la réputation de Disney pourraient bien être en jeu.
Malgré le retour de Kimmel à l’antenne, avec des invités de marque tels que Ryan Reynolds, Stephen Colbert, Spike Lee, Emily Blunt et Bruce Springsteen, la pression sur Disney ne faiblit pas. Son monologue de retour, diffusé le 23 septembre, n’a pas suffi à apaiser les tensions.
