Publié le 24 décembre 2024 16:30. Une nouvelle étude internationale suggère que la consommation régulière de café et de thé pourrait être associée à une réduction du risque de certains cancers de la tête et du cou, grâce aux composés végétaux qu’ils contiennent.
- La consommation de café et de thé est liée à une diminution du risque de cancers de la gorge, de la cavité buccale, de la thyroïde et du larynx.
- Même une seule tasse par jour peut offrir une certaine protection, l’effet étant proportionnel à la quantité consommée.
- Ce ne sont pas la caféine, mais les polyphénols – des substances végétales – qui semblent être à l’origine de ces bienfaits.
Selon une enquête menée par des chercheurs, environ 80 % des Allemands consomment du café, et près de la moitié d’entre eux apprécient également le thé. Au-delà de l’effet stimulant, ces boissons pourraient avoir un impact positif sur la santé, notamment en matière de prévention du cancer. Une équipe internationale a analysé les données de 14 études différentes à travers le monde, portant sur près de 25 000 personnes, dont près de 10 000 atteintes de tumeurs de la tête et du cou. Les facteurs de risque connus, tels que le tabagisme et la consommation d’alcool, ont été pris en compte dans l’analyse.
Les résultats de cette étude, publiée dans les Périodiques de Wiley, indiquent que les buveurs de café et de thé présentent un risque plus faible de développer des tumeurs de la tête et du cou que les non-buveurs. L’effet protecteur semble être dose-dépendant : une tasse de café par jour réduirait le risque de cancer de la cavité buccale, tandis qu’une tasse de thé diminuerait le risque de cancer dans la partie inférieure de la gorge. La consommation de trois à quatre tasses de café par jour renforcerait cet effet protecteur sur la gorge, et plus de quatre tasses de café par jour réduirait également le risque de cancer de la cavité buccale et de cancer de la gorge moyenne.
Il est important de noter que la consommation excessive de thé (plus d’une tasse par jour) pourrait, au contraire, augmenter le risque de cancer du larynx. Il est donc conseillé de consommer ces boissons avec modération. L’étude précise également que ce ne sont pas les effets de la caféine qui sont bénéfiques, mais plutôt ceux des polyphénols, des composés végétaux secondaires présents dans le café et le thé. Des recherches antérieures ont montré que des légumes comme le brocoli, riches en composés similaires, peuvent également avoir des propriétés anticancéreuses en protégeant les cellules et en ralentissant le métabolisme des cellules malades.
« Les études futures doivent tenir compte des différences géographiques dans les types de café et de thé »,
Auteurs de l’étude
Les chercheurs soulignent la nécessité d’approfondir les connaissances sur les différents types de café et de thé, et leur impact spécifique sur le risque de cancer. Ils suggèrent que certaines variétés pourraient offrir une protection plus importante que d’autres.
Cet article est basé sur des recherches approfondies et ne saurait remplacer un avis médical professionnel. En cas d’urgence, veuillez consulter un médecin ou les services d’urgence.
Sources utilisées :
- Nguyen T, Koric A, Chang CE, Barul C, Radoi L, Serraino D, Purdue MP, Kelsey KT, McClean MD, Negri E, Edefonti V, Moysich K, Zhang ZF, Morgenstern H, Lelees, Vaughan TL, LA Vecchia C, Garavello W, Hayes RB, Benhamou S, SCHANTZ C, Garavello W, Hayes RB, Benhamo GP, Brenner H, Chuang SC, Boffetta P, Hashibe M, Lee YA. La consommation de café et de thé et le risque de cancer de la tête et du cou: une analyse mise à jour dans le consortium international du cancer de la tête et du cou. Cancer. 2025 15 janvier; 131 (2): E35620. DOI: 10.1002 / cncr.35620. EPUB 2024 23 décembre. PMID: 39711146; PMCID: PMC11733827.
- Wang, J., Tang, L., et Wang, JS (2015). Biomarqueurs des polyphénols alimentaires dans les études sur le cancer: preuves actuelles et au-delà. Médecine oxydative et longévité cellulaire, 2015, 732302. https://doi.org/10.1155/2015/732302
- Farhan M. (2023). Aperçu du rôle des polyphénols dans la lutte contre la résistance aux médicaments contre le cancer. Biomedicines, 11 (6), 1709. https://doi.org/10.3390/biomedicines11061709
