Plus de cinquante élèves ont réussi à s’échapper de leurs ravisseurs dans l’État du Niger, au Nigeria, après un enlèvement massif survenu vendredi. L’opération, qui visait l’école catholique St Mary, a vu 303 enfants et 12 enseignants kidnappés par des hommes armés, ravivant les craintes liées à la sécurité dans le pays.
L’Association chrétienne du Nigeria (CAN) a annoncé dimanche que ces 50 élèves s’étaient enfuis entre vendredi et samedi et avaient retrouvé leurs familles. « Nous accueillons avec soulagement le retour de ces 50 enfants, mais nous exhortons à poursuivre les prières pour le sauvetage des autres victimes », a déclaré le révérend Bulus Dauwa Yohanna, président de la CAN dans l’État du Niger.
L’attaque contre l’école St Mary, qui compte près de 629 élèves, est l’un des enlèvements de masse les plus importants jamais enregistrés au Nigeria. Le gouvernement nigérian n’a pas encore publié de chiffres officiels concernant le nombre exact d’élèves et d’enseignants enlevés.
Ces événements interviennent quelques jours après l’enlèvement de 25 filles dans une école secondaire de l’État voisin de Kebbi. Par ailleurs, une attaque contre une église dans l’ouest du pays a fait deux morts et plusieurs dizaines d’otages. Le président Bola Tinubu a confirmé que 38 personnes enlevées lors d’un service religieux dans l’État de Kwara ont été libérées par les forces de sécurité nigérianes.
La recrudescence des enlèvements massifs, souvent perpétrés par des groupes criminels en quête de rançons, rappelle le kidnapping de près de 300 écolières à Chibok il y a plus de dix ans. Depuis lors, le Nigeria est confronté à une vague d’attaques ciblant les internats, particulièrement vulnérables en raison de leur isolement et du manque de sécurité.
Le pape Léon XIV a exprimé sa « profonde tristesse » face à ces événements et a lancé « un appel sincère à la libération immédiate des otages ». Il a notamment déploré la situation des nombreux jeunes garçons et filles kidnappés et l’angoisse de leurs familles.
Les inquiétudes croissantes concernant la sécurité ont conduit à la fermeture de nombreuses écoles à travers le pays. L’ancien président américain Donald Trump a également réagi, dénonçant sur Fox News « une honte » et menaçant d’une action militaire contre les groupes islamistes radicaux qu’il accuse de persécuter les chrétiens au Nigeria.

