Publié le 9 novembre 2025 à 21h30. La COP30 de l’ONU sur le climat s’ouvre à Belém, au Brésil, dans un contexte géopolitique défavorable et face à un constat alarmant : les objectifs de l’Accord de Paris de 2015 sont loin d’être atteints.
- Le lancement du fonds mondial de protection des forêts TFFF marque un premier succès des négociations climatiques au Brésil.
- Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche et la montée des mouvements nationalistes compliquent la coopération internationale.
- Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a souligné l’échec de la communauté internationale à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C.
Les négociations climatiques à Belém débutent sur une note mitigée. Si la création du fonds mondial de protection des forêts TFFF représente un premier pas encourageant, les discussions s’annoncent ardues. Dès lundi, les participants devront aborder des questions cruciales telles que la réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre et le financement de la lutte contre le changement climatique.
Le contexte géopolitique actuel rend ces négociations particulièrement délicates. Le retour de Donald Trump à la présidence des États-Unis, connu pour son scepticisme envers le changement climatique, affaiblit l’engagement international. Parallèlement, la montée en puissance des mouvements nationalistes de droite dans plusieurs pays détourne l’attention et les ressources de la crise climatique vers des priorités telles que le réarmement et la gestion des difficultés économiques.
Les derniers rapports de l’ONU confirment une tendance inquiétante : les progrès réalisés au cours des dix dernières années, depuis la signature de l’Accord de Paris, sont insuffisants pour atteindre les objectifs fixés. Lors de son discours d’ouverture à Belém, António Guterres a exprimé son inquiétude face à cette situation.
« Le monde n’a pas réussi à atteindre l’objectif de l’Accord de Paris sur le climat de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré par rapport aux niveaux préindustriels. »
António Guterres, Secrétaire général de l’ONU
Le président fédéral autrichien, Alexander Van der Bellen, ne participera pas à cette conférence sur le climat. Cependant, le ministre de l’Environnement, Norbert Totschnig (ÖVP), est attendu au Brésil au cours de la deuxième semaine des négociations.
