Publié le 13 janvier 2024 à 04h12. L’administration américaine a annoncé de nouveaux droits de douane à l’encontre des partenaires commerciaux de l’Iran, une mesure prise en réponse à la répression des manifestations en cours dans le pays et alors que des options militaires sont envisagées.
- Les États-Unis imposent un droit de douane de 25 % sur les échanges commerciaux avec l’Iran.
- L’annonce intervient dans un contexte de tensions croissantes et de répression violente des protestations en Iran.
- Washington maintient un canal de communication diplomatique avec Téhéran, malgré la fermeté de sa position.
Donald Trump a annoncé lundi l’imposition de droits de douane de 25 % à tous les pays commerçant avec l’Iran. Cette décision, publiée sur sa plateforme Truth Social, est présentée comme une réponse directe à la répression des mouvements de protestation qui secouent l’Iran. Selon l’ancien président, « tout pays qui commerce avec l’Iran paiera, avec effet immédiat, un droit de douane de 25 % sur toutes ses transactions commerciales avec les États-Unis. Cette question est définitive et décisive. »
Cette mesure économique s’inscrit dans un contexte de montée des tensions avec Téhéran. L’administration américaine n’exclut pas une intervention militaire, tout en soulignant que toutes les options sont à l’étude. Carolyn Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, a confirmé lundi que « les frappes aériennes seraient l’une des nombreuses options proposées par le commandant en chef des forces armées ».
Parallèlement à cette fermeté, Washington assure maintenir un canal de communication avec l’Iran. Steve Witkoff, l’envoyé spécial du président américain, est chargé de dialoguer avec les autorités iraniennes. Carolyn Leavitt a insisté sur le fait que « la diplomatie est toujours le premier choix du président », ajoutant : « Ce que vous entendez en public de la part du régime iranien est radicalement différent des messages que l’administration reçoit… et je pense que le président souhaite explorer ces messages. »
Les organisations de défense des droits de l’homme continuent de faire état d’une augmentation du nombre de victimes liées à la répression des manifestations en Iran.
AFP


