Publié le 5 janvier 2026. Le président de la commission juridique de la Chambre des représentants indonésienne a défendu le nouveau Code pénal face aux contestations judiciaires, estimant que certaines critiques reposent sur une incompréhension des nouvelles dispositions.
- Plusieurs citoyens ont déposé des recours devant la Cour constitutionnelle (MK) contestant divers articles du nouveau Code pénal.
- Habiburokhman affirme que les modifications concernant l’adultère et l’insulte au président sont en réalité des améliorations par rapport à l’ancien Code.
- Il souligne que le nouveau Code pénal introduit des garanties supplémentaires en matière de peine de mort et de justice.
Habiburokhman a réagi aux recours déposés contre le nouveau Code pénal, qui a suscité des inquiétudes quant à son impact sur les libertés individuelles. Il a déclaré que certains plaignants ne semblent pas avoir pleinement pris connaissance des changements apportés par le texte.
« Nous avons constaté que certains des plaignants ne comprenaient pas complètement le nouveau Code pénal, se contentant de lire certains articles »,
Habiburokhman, président de la Commission III de la Chambre des représentants
Concernant l’article controversé sur l’adultère, Habiburokhman a précisé que le nouveau Code pénal ne diffère pas fondamentalement de la législation précédente. Il a rappelé qu’il s’agit toujours d’un délit de plainte, ce qui signifie qu’une enquête ne peut être ouverte que sur la base d’une dénonciation.
Il a également défendu l’article 218, relatif à l’insulte au président, en affirmant qu’il est plus favorable aux droits individuels que l’ancien Code pénal. Selon lui, l’infraction est désormais traitée comme un délit de plainte et la peine maximale a été réduite, passant de 6 ans à 3 ans d’emprisonnement.
Habiburokhman a mis en avant les aspects qu’il considère comme plus humains dans le nouveau Code pénal, notamment en ce qui concerne la peine de mort. L’article 100 prévoit désormais une période de probation de 10 ans avant l’exécution, durant laquelle le condamné peut faire preuve de réhabilitation.
« L’article 100 du nouveau Code pénal stipule que la peine de mort est la dernière peine alternative avec une période de probation de 10 ans. Si pendant ces 10 ans le condamné ne fait pas preuve d’actions louables, il ne peut être condamné qu’à mort »,
Habiburokhman, président de la Commission III de la Chambre des représentants
Enfin, il a souligné l’importance des “règles de sécurité” intégrées au Code pénal et au nouveau Code de procédure pénale, visant à garantir que seules les personnes réellement coupables soient punies. Ces règles incluent la priorité accordée à la justice par les juges, l’évaluation de l’état d’esprit de l’accusé et la possibilité de prononcer une peine de grâce pour les infractions mineures.
Selon la Cour constitutionnelle, au moins six recours liés au nouveau Code pénal ont été enregistrés depuis le 29 décembre 2025. Les contestations portent notamment sur les articles relatifs à l’incitation à ne pas être religieux, à l’adultère, à l’atteinte à la dignité du président et du vice-président, ainsi qu’à la peine de mort.
