La Perodua Kelisa, une petite citadine malaisienne lancée en 2001, a connu un succès inattendu sur le marché britannique, où elle était vendue jusqu’à son arrêt de production. Appréciée pour sa frugalité et sa maniabilité, elle témoigne de la stratégie d’expansion internationale de Perodua.
Perodua a commencé à exporter ses véhicules vers le Royaume-Uni en 1997 avec la Kancil (renommée Nippa pour le marché britannique). En 2002, la Kelisa a fait son apparition, remplaçant la Nippa et se positionnant comme une alternative économique, avec un prix inférieur à 5 000 livres sterling (environ 5 800 €). Son succès tient en grande partie à la disponibilité des pièces détachées, la Kelisa étant basée sur la Daihatsu Mira L700, une marque également bien implantée au Royaume-Uni.
La popularité de la Kelisa s’explique par son adaptation aux conditions de circulation britanniques. Les centres urbains densément peuplés et les routes étroites des banlieues favorisent l’adoption de véhicules compacts et économes en carburant – un segment où les petites voitures représentent encore aujourd’hui la majorité des ventes au Royaume-Uni. L’expérience de l’auteur, qui souligne une consommation de plus de 380 kilomètres avec un plein en conduite urbaine à vitesse modérée (inférieure à 80 km/h), illustre cette efficacité.
Sur le marché malaisien, la Kelisa était proposée avec deux motorisations : un moteur 1,0 litre et un moteur 850 cm3. Au Royaume-Uni, seule la version 1,0 litre, développant 54 chevaux, était disponible. Les performances, avec un 0 à 97 km/h (60 mph) en 14,8 secondes, ne sont pas exceptionnelles, mais restent acceptables pour une voiture de cette catégorie.
Bien que la Kelisa ait été retirée du marché avec l’arrivée des modèles Myvi et Viva, elle a joué un rôle crucial dans l’implantation de Perodua à l’étranger. La marque a ensuite remplacé la Kelisa par la Myvi au Royaume-Uni. Reste à savoir si Perodua reprendra un jour ses exportations vers le marché britannique.
