Publié le 7 octobre 2025 à 14h35. Des images capturées par la NASA révèlent un phénomène météorologique surprenant sur le Soleil : une pluie de plasma incandescent s’échouant à sa surface, un spectacle fascinant qui offre aux scientifiques de nouvelles pistes pour comprendre l’activité solaire et son impact potentiel sur Terre.
- Un rare phénomène de « pluie coronale » a été observé sur le Soleil.
- Cette pluie est constituée de grumeaux de plasma incandescent, et non d’eau.
- Les recherches récentes suggèrent que les variations de la composition chimique de la couronne solaire peuvent accélérer ce processus.
Une vidéo diffusée sur la plateforme X (anciennement Twitter) a mis en lumière ce spectacle inhabituel. Partagée initialement par le compte @fasc1nate, elle a rapidement fait le tour du web, suscitant l’étonnement de milliers d’utilisateurs, notamment des scientifiques et des observateurs du ciel.
Ce phénomène se produit dans la couronne solaire, la couche extérieure de l’atmosphère du Soleil. Les gaz extrêmement chauds qui s’y trouvent se refroidissent soudainement et se condensent le long des lignes de champ magnétique avant de retomber sur la surface de l’étoile. La « pluie coronale » est souvent observée après une importante éruption d’énergie ou une éjection de masse coronale.
Selon le site Space, le plasma qui retombe est attiré par la gravité, mais son mouvement ne se fait pas en ligne droite. Il suit la courbure des lignes de champ magnétique, créant ainsi des arcs lumineux dans le ciel solaire. Ce plasma peut atteindre des vitesses allant jusqu’à 200 000 kilomètres par heure.
Contrairement à la pluie terrestre, qui résulte de l’évaporation de l’eau, la pluie coronale est due au refroidissement rapide des matériaux thermiques éjectés lors des éruptions solaires.
« La pluie et les cascades sur le Soleil sont en effet extraordinaires, bien que je ne recommande pas d’y marcher dans un avenir proche. La similitude entre les processus météorologiques du Soleil et de la Terre est vraiment incroyable. »
Eamon Scullion, physicien solaire au Trinity College Dublin
Des recherches menées par l’Institut d’astronomie de l’Université d’Hawaï à Manoa ont confirmé que les changements dans la composition de la couronne solaire, notamment les variations de la concentration en fer, peuvent accélérer la formation de cette pluie coronale après une forte éjection d’énergie. Ces études permettent aux scientifiques de mieux comprendre les mécanismes de la météo solaire et son impact sur la météo spatiale, qui peut potentiellement affecter les systèmes de communication et la vie sur Terre.
Cette compréhension accrue de la météo solaire est cruciale, car les éruptions solaires et les éjections de masse coronale peuvent perturber les satellites, les réseaux électriques et les communications radio sur Terre. Green Matters et Hawaii News Now ont également rapporté sur cette découverte.
