Publié le 3 décembre 2023 à 16h45. La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a réaffirmé la position de Tokyo sur Taïwan, confirmant que l’île fait partie intégrante de la Chine, une déclaration visant à apaiser les tensions récentes avec Pékin.
- Sanae Takaichi a réaffirmé la souveraineté de la Chine sur Taïwan devant le Parlement japonais.
- Elle a fait référence à la Déclaration conjointe sino-japonaise de 1972, qui normalisait les relations entre les deux pays.
- Cette prise de position intervient après des déclarations antérieures suggérant une possible intervention militaire japonaise en cas d’attaque contre Taïwan.
En réponse aux questions des parlementaires, la Première ministre Takaichi a souligné que la position du gouvernement japonais concernant Taïwan n’a pas évolué. Elle a rappelé l’engagement pris en 1972, où le Japon reconnaissait la République populaire de Chine comme le seul gouvernement légitime de Chine et comprenait et respectait la position de Pékin selon laquelle Taïwan fait partie intégrante de son territoire.
« La position fondamentale du gouvernement japonais concernant Taïwan reste telle qu’énoncée dans la Déclaration conjointe Japon-Chine de 1972 et n’a pas changé à ce point de vue. »
Sanae Takaichi, Première ministre du Japon
La Déclaration conjointe de 1972 stipule que « le gouvernement de la République populaire de Chine réitère que Taïwan est une partie inaliénable du territoire de la République populaire de Chine » et que le gouvernement japonais « comprend et respecte pleinement cette position ». Elle fait également référence à l’article 8 de la Déclaration de Potsdam et à la Déclaration du Caire de novembre 1943, qui prévoyaient la restitution par le Japon des territoires qu’il avait saisis en Chine pendant la guerre.
Cette clarification intervient après que Takaichi ait déclaré, il y a environ un mois, qu’une attaque contre Taïwan par l’Armée populaire de libération (APL) pourrait créer une « situation de menace » justifiant une participation militaire de Tokyo. Ces déclarations avaient suscité des réactions vives de la part de Pékin.
