Publié le 18 novembre 2025 à 10h41. Le président colombien Gustavo Petro a réclamé la libération de tous les prisonniers politiques au Venezuela suite à la libération d’un professeur de yoga franco-chilien détenu à Caracas depuis juin.
- Gustavo Petro a appelé à une « amnistie générale » pour les prisonniers politiques vénézuéliens.
- La libération de Camilo Castro, un enseignant de yoga franco-chilien, a été saluée par le président colombien.
- Selon le Foro Penal, une ONG, 884 prisonniers politiques sont actuellement détenus au Venezuela.
Suite à la libération de Camilo Castro, un enseignant de yoga de 41 ans, Gustavo Petro a exhorté le gouvernement de Nicolás Maduro à prendre des mesures concrètes en faveur des droits de l’homme. Castro, d’origine française par sa mère et chilienne par son père – son père ayant dû s’exiler en France pour échapper au régime d’Augusto Pinochet – avait disparu le 26 juin alors qu’il se rendait au poste frontière de Paraguachón, dans l’intention de régler son visa.
À son arrivée à l’aéroport de Paris Orly, où sa mère et son beau-père l’attendaient, Castro a exprimé son soulagement et son espoir pour tous ceux qui souffrent :
« Vive la liberté, vive l’égalité, vive la fraternité ! Que tous les êtres sur cette terre puissent vivre libres de toute souffrance, vivre dans la paix, l’harmonie et l’amour. »
Camilo Castro, professeur de yoga
Pour Petro, ces paroles incarnent « les objectifs les plus profonds de l’être humain ».
L’affaire de Camilo Castro a été suivie de près par Amnesty International, qui a localisé le Franco-Chilien dans la prison El Rodeo, près de Caracas, après un échange de prisonniers impliquant des ressortissants américains et vénézuéliens en juillet. L’ONG a souligné que certains des étrangers détenus au Venezuela sont considérés comme des « opposants politiques » et que leur détention s’inscrit dans le cadre d’une politique systématique et généralisée de répression des dissidents.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a affirmé ce dimanche qu’il n’y avait eu aucune contrepartie pour la libération de Castro et a démenti les allégations selon lesquelles il aurait été accusé de terrorisme.
Prisonniers politiques au Venezuela


Selon le Foro Penal, une organisation non gouvernementale, 884 personnes sont actuellement emprisonnées au Venezuela pour des motifs politiques, dont 767 hommes et 117 femmes. Parmi ces détenus, 880 sont des adultes et quatre sont des adolescents âgés de 14 à 17 ans. Suite à la libération de Castro, l’organisation a indiqué qu’il y avait 43 prisonniers politiques étrangers dans le pays.
Le Foro Penal a précisé que parmi les étrangers détenus figurent un Français, plus de 10 Colombiens, quatre Espagnols, trois Néerlandais, trois Honduriens, deux Ukrainiens, deux Allemands, deux Argentins, deux Équatoriens et deux Péruviens. S’y ajoutent un citoyen tchèque, un Cubain, un Guyanais, un Hongrois, un Iranien, un Irano-Irlandais, un Italien, un Libanais, un Pakistanais, un Panaméen, un Polonais-Ukrainien et un Roumain. L’organisation a également signalé la présence de 41 prisonniers politiques vénézuéliens possédant une autre nationalité, dont 15 Espagnols et 11 Colombiens.
