Publié le 17 janvier 2026 à 23:51:00. L’enquête pour diffamation visant Eggi Sudjana et Damai Hari Lubis, accusés d’avoir remis en question les diplômes du président indonésien Joko Widodo, a été classée sans suite par la police de Jakarta, suite à une démarche de justice réparatrice. Cette décision, bien que saluée par certains, ne signifie pas pour autant la fin de la procédure pour tous les suspects.
- La police de Metro Jaya a émis un ordre d’arrêt de l’enquête (SP3) pour Eggi Sudjana et Damai Hari Lubis.
- La justice réparatrice a été invoquée en raison de l’état de santé de M. Sudjana, mais l’avocat du président Widodo souligne que ce n’est pas une demande générale.
- L’enquête se poursuit pour les autres suspects impliqués dans cette affaire de diffamation.
La police de Metro Jaya a confirmé avoir classé l’affaire concernant Eggi Sudjana et Damai Hari Lubis, invoquant une procédure de justice réparatrice (RJ). Selon Kombes Budi Hermanto, chef des relations publiques de Polda Metro Jaya, cette décision a été prise après une réunion spéciale le 14 janvier 2026, à la demande des plaignants et des suspects, et conformément aux réglementations en vigueur.
Cette décision intervient après des discussions autour de la possibilité d’une justice réparatrice pour l’ensemble des suspects. L’avocat du président Widodo, Rivai Kusumanegara, a cependant précisé que le président Widodo souhaitait toujours que l’affaire soit jugée afin de garantir la sécurité juridique concernant l’authenticité de ses diplômes et de restaurer sa réputation.
« Jusqu’à présent, Pak Jokowi n’a jamais donné d’orientations pour une justice réparatrice et espère toujours qu’il pourra être jugé afin qu’il y ait une sécurité juridique quant à l’authenticité de son diplôme et que sa réputation puisse être restaurée. »
Rivai Kusumanegara, avocat de Joko Widodo
M. Kusumanegara a expliqué que la demande de justice réparatrice pour M. Sudjana et M. Lubis était liée à l’état de santé de ce dernier. Il a ajouté que, pour l’instant, il n’avait reçu aucune autre instruction concernant d’autres suspects.
L’enquête pour les autres personnes impliquées dans cette affaire de diffamation se poursuit. Le dossier d’un autre suspect a été transmis au procureur de la République le 13 janvier 2026. La police prévoit également d’interroger de nouveaux témoins et experts afin de compléter le dossier et d’assurer une sécurité juridique maximale.
La police de Metro Jaya a souligné qu’elle traite les dossiers de manière professionnelle, transparente et responsable, en respectant les procédures légales en vigueur. Elle a réaffirmé son engagement à poursuivre les enquêtes pour les suspects dont les dossiers n’ont pas été classés.
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