Publié le 7 novembre 2025 à 17h31. Le président colombien Gustavo Petro a rencontré les dirigeants d’Ecopetrol dans un contexte de tensions liées à un possible embargo sur la raffinerie de Cartagena et à la future vente des parts de la compagnie dans le bassin du Permien aux États-Unis.
- Le président Petro a discuté avec le conseil d’administration d’Ecopetrol de la situation financière de la raffinerie de Cartagena, menacée d’un embargo pour une dette de 1 300 milliards de pesos (environ 325 millions d’euros).
- Les discussions ont également porté sur la proposition du gouvernement de céder la participation d’Ecopetrol dans le bassin du Permien, une décision qui suscite des débats au sein de l’Union Syndicale Ouvrière (USO).
- Ecopetrol tiendra une assemblée générale extraordinaire le 11 novembre prochain pour modifier ses statuts.
Cette réunion à la Casa de Nariño, qui s’est tenue mercredi 5 novembre, intervient alors que la Direction Nationale d’Impôts et des Douanes (DIAN) envisage un embargo sur Reficar, la filiale d’Ecopetrol, pour un arriéré de TVA accumulé depuis 2022. Le montant réclamé s’élève à près de 1,3 billion de pesos (environ 325 millions d’euros), selon la DIAN. Reficar a déposé un recours juridique (tutela) pour contester cette décision.
Parallèlement, le gouvernement Petro continue de défendre son projet de vente des parts d’Ecopetrol dans le bassin du Permien, situé aux États-Unis. Cette initiative, qui vise à réorienter les investissements vers les énergies renouvelables, a provoqué des divisions au sein de l’USO, comme le rapportait WRadio le 30 octobre 2025. La Contraloría Générale de la République a également demandé des informations sur cette possible cession.
L’assemblée générale extraordinaire d’Ecopetrol, prévue le 11 novembre à Corferias, à partir de 8 heures du matin, devrait être l’occasion de discuter de ces enjeux et d’approuver les modifications statutaires nécessaires.
