Publié le 3 novembre 2025 à 08h08. Carlos Mazón, président de la Communauté valencienne, a annoncé ce lundi sa démission, un an après la catastrophe provoquée par les intempéries de Dana à Valence, ouvrant la voie à une possible élection anticipée.
- Carlos Mazón a admis avoir commis des erreurs dans la gestion de la crise et a évoqué une campagne de dénigrement à son encontre.
- La démission intervient après un week-end de réflexion et de discussions avec le chef du Parti populaire, Alberto Núñez Feijóo.
- Les proches des victimes du Dana manifestent devant le Palau de la Generalitat, réclamant des réponses et une nouvelle gestion.
Carlos Mazón a annoncé sa décision lors d’une allocution publique ce lundi matin, reconnaissant avoir été submergé par les critiques et les tensions. Il a souligné que la situation était devenue intenable, mais a fermement nié que sa démission soit motivée par des considérations politiques. Il a également exprimé sa gratitude envers le roi et la reine pour leur soutien.
« Je sais que j’ai fait des erreurs, je le reconnais et je vais vivre avec elles toute ma vie », a déclaré M. Mazón, tout en insistant sur le fait que les premières informations concernant le nombre de victimes et l’ampleur des dégâts étaient erronées. Il a également dénoncé le manque de soutien du gouvernement central dans les premières heures suivant la catastrophe. « Le gouvernement espagnol, avec son président à sa tête, a refusé les outils et même lorsque nous les avons demandés, ils ne nous les ont pas donnés », a-t-il affirmé.
M. Mazón a également évoqué une campagne de diffamation orchestrée contre lui, allant jusqu’à des accusations sexistes et des tentatives de le présenter comme responsable direct des décès. « Certains ont essayé de faire de moi un meurtrier un sport national », a-t-il déploré. Il a également expliqué que son absence d’explications immédiates avait alimenté la propagation de fausses informations.
La démission de M. Mazón ouvre la voie à une possible élection anticipée en Communauté valencienne. Le Parti populaire étudie actuellement cette option, considérant qu’elle pourrait être la solution la plus « propre » pour sortir de l’impasse politique. Selon des sources internes au PP, le chef du parti, Alberto Núñez Feijóo, était déjà convaincu de la nécessité de cette décision avant même le week-end.
Parallèlement, la justice poursuit son enquête sur la gestion de la crise. Maribel Vilaplana, la journaliste qui a déjeuné avec M. Mazón le jour de la catastrophe, doit témoigner ce lundi devant le tribunal de Catarroja. Les proches des victimes ont manifesté devant le Palau de la Generalitat, réclamant des explications et une nouvelle gestion de la crise.
M. Mazón a défendu les mesures prises par son gouvernement pendant la crise, notamment en matière de droits de succession et d’accès à l’école maternelle gratuite. Il a également souligné l’importance de la reconstruction de Valence, tout en regrettant le manque de soutien financier du gouvernement central pour certains projets, comme la réparation du ravin de Poyo.
« J’espère que lorsque le bruit baissera un peu, la société sera capable de faire la distinction entre un homme qui a commis une erreur et une mauvaise personne », a conclu M. Mazón lors de son allocution.
