Publié le 4 novembre 2025 à 11h57. La qualité de l’air s’est considérablement dégradée en Inde en octobre, avec Delhi qui se classe désormais au sixième rang des villes les plus polluées du pays, selon une nouvelle étude du Centre de recherche sur l’énergie et l’air pur (CREA). Cette détérioration est particulièrement marquée dans la plaine indo-gangétique.
- Dharuhera, dans l’Haryana, est identifiée comme la ville la plus polluée d’Inde en octobre.
- Delhi a enregistré une concentration de particules fines PM2,5 trois fois supérieure à celle de septembre.
- Bien que le brûlage des résidus de récolte ait un impact limité, l’étude souligne la nécessité de solutions à long terme pour lutter contre la pollution atmosphérique.
L’analyse mensuelle de la qualité de l’air, publiée mardi par le CREA, révèle une baisse généralisée de la qualité de l’air à l’échelle nationale. La plaine indo-gangétique, et plus particulièrement la région de la capitale nationale (RCN), sont les zones les plus touchées. L’étude s’appuie sur les données des stations de surveillance continue de la qualité de l’air ambiant (CAAQMS).
Dharuhera, située dans le district de Rewari (Haryana), affiche une concentration mensuelle moyenne de PM2,5 de 123 µg/m³ (microgrammes par mètre cube). La ville a dépassé les normes nationales de qualité de l’air 77 % des jours en octobre, avec deux jours classés « graves » et neuf jours « très pollués ».
Après Dharuhera, les villes les plus polluées sont Rohtak, Ghaziabad, Noida, Ballabgarh, Delhi, Bhiwadi, Greater Noida, Hapur et Gurgaon. Quatre villes de l’Uttar Pradesh et de l’Haryana figurent ainsi dans le top 10, toutes situées dans la région de la capitale nationale.
Delhi a enregistré une concentration moyenne de PM2,5 de 107 µg/m³ en octobre, une augmentation spectaculaire par rapport aux 36 µg/m³ relevés en septembre. L’étude précise que le brûlage des chaumes n’est responsable que de « moins de 6 % » des niveaux de PM2,5 à Delhi en octobre, mais souligne l’importance des émissions tout au long de l’année et la nécessité d’une approche durable.
À l’opposé, Shillong (Meghalaya) se distingue comme la ville la plus propre d’Inde en octobre, avec une concentration moyenne de PM2,5 de seulement 10 µg/m³. Les dix villes les plus propres incluent également quatre villes du Karnataka, trois du Tamil Nadu, ainsi qu’une ville du Meghalaya, du Sikkim et du Chhattisgarh.
Sur les 249 villes analysées, 212 affichent des niveaux de PM2,5 inférieurs à la norme indienne de 60 µg/m³. Cependant, seules six villes respectent les directives quotidiennes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui fixent le seuil à 15 µg/m³.
La répartition des villes selon les catégories de qualité de l’air a également évolué en octobre. Le nombre de villes classées « bonnes » (0 à 30 µg/m³) est passé de 179 en septembre à 68, tandis que le nombre de villes « satisfaisantes » (31 à 60 µg/m³) a augmenté, passant de 52 à 144. Neuf villes ont basculé dans la catégorie « mauvaise » (91 à 120 µg/m³) et une seule dans la catégorie « très mauvaise » (121 à 250 µg/m³).
