Publié le 17 novembre 2023. Les futures mamans en Nouvelle-Zélande pourraient bénéficier d’un séjour hospitalier prolongé après l’accouchement, une mesure saluée pour son aspect pratique mais qui suscite des inquiétudes quant à la capacité des services de maternité.
- Le gouvernement néo-zélandais va soumettre au Parlement un projet de loi pour garantir un séjour d’au moins trois jours en milieu hospitalier après la naissance.
- Cette initiative vise à offrir aux femmes un temps de repos, de récupération et de création de liens avec leur bébé dans un environnement sécurisant.
- Des professionnels de la santé mettent en garde contre une possible saturation des services de maternité déjà sous tension.
Le ministre de la Santé, Simeon Brown, et la ministre associée de la Santé, Casey Costello, ont annoncé samedi que le projet de loi visant à instaurer un séjour postnatal minimal de trois jours allait être présenté au Parlement dans le cadre du programme législatif gouvernemental. Cette proposition s’appuie sur le séjour actuel financé de 48 heures.
Casey Costello, responsable du projet de loi, a qualifié cette mesure de « pragmatique et empreinte de compassion ». Elle a souligné l’importance de permettre à chaque femme de décider du moment opportun pour quitter l’hôpital ou une unité de naissance.
« Nous reconnaissons que l’accouchement est différent pour chaque femme, mais personne ne devrait avoir le sentiment de devoir quitter l’hôpital ou une unité de naissance avant d’être prête. »
Casey Costello, ministre associée de la Santé
La députée nationale Catherine Wedd, à l’origine de cette initiative, s’est félicitée du soutien gouvernemental, affirmant que le changement apportera une « différence réelle et durable » aux mères en leur offrant le temps et le soutien nécessaires pendant les premiers jours avec leur nouveau-né.
Cependant, cette proposition ne fait pas l’unanimité. Lors des premières lectures du projet de loi et dans les nombreuses contributions écrites reçues, des préoccupations concernant les ressources disponibles ont été soulevées par des députés de tous les partis. Le Collège des sages-femmes a notamment exprimé son inquiétude quant à une pression accrue sur les services de maternité, déjà confrontés à des difficultés de personnel et de capacité.
« Le projet de loi pourrait exercer davantage de pression sur les services de maternité qui étaient déjà surchargés et en sous-effectif. »
Collège des sages-femmes
Simeon Brown a toutefois assuré que des mesures seraient prises pour garantir que le système de santé soit « prêt à fournir ce soutien amélioré aux familles ». Le gouvernement prévoit de solliciter des avis supplémentaires sur la mise en œuvre afin de s’assurer que le système est bien préparé.
Plus d’informations sur les préoccupations liées aux ressources.
Avis du Collège des sages-femmes sur les conséquences potentielles du projet de loi.
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