Publié le 16 janvier 2024 à 15h07. L’époux de l’actrice indonésienne Boiyen est au centre d’une affaire de fraude présumée de 300 millions de roupies indonésiennes (IDR). Ses tentatives de protéger sa femme pourraient, paradoxalement, l’incriminer davantage.
- Rully Anggi Akbar, mari de Boiyen, est accusé de fraude par un homme d’affaires, Kurniawan.
- M. Akbar a publiquement demandé à ne pas impliquer sa femme dans cette affaire, affirmant qu’elle est étrangère aux transactions en question.
- Les déclarations de M. Akbar pourraient être utilisées contre lui par la justice, selon l’avocat de M. Kurniawan.
L’affaire a pris une tournure inattendue lorsque Rully Anggi Akbar a cherché à disculper sa femme, l’actrice Boiyen, des accusations portées par Kurniawan. Ce dernier affirme avoir versé 300 millions de roupies indonésiennes (environ 18 500 euros au taux de change actuel) pour un accord commercial qui ne s’est jamais concrétisé. Initialement, M. Kurniawan avait mentionné le nom de Boiyen, pensant qu’elle était au courant des flux financiers.
M. Akbar a fermement nié toute implication de son épouse, insistant sur le fait qu’elle n’avait aucune connaissance des affaires commerciales en question.
« Cette affaire me concerne, ne parlez pas à ma femme (Boiyen) car elle ne sait rien et n’a rien à voir avec cela »,
Rully Anggi Akbar, époux de Boiyen
a-t-il déclaré, cherchant à préserver la réputation de sa femme.
Cependant, cette prise de position publique a été perçue comme risquée par l’avocat de M. Kurniawan. Ce dernier soutient que les déclarations de M. Akbar reconnaissent indirectement l’existence d’une transaction financière entre les deux hommes.
« Cette clarification est considérée comme justifiant qu’il existe effectivement une relation juridique et un flux de fonds entre eux. »
Avocat de Kurniawan
Selon lui, ces déclarations pourraient servir de preuve supplémentaire dans l’enquête pour fraude.
Kurniawan a porté plainte après avoir épuisé les tentatives de résolution à l’amiable. Il espère que M. Akbar sera tenu responsable du montant de 300 millions de roupies indonésiennes qu’il estime lui être dû.
Boiyen, quant à elle, reste silencieuse et se concentre sur sa carrière d’actrice. L’affaire a néanmoins affecté son image publique, ce qui explique l’insistance de son mari à la protéger des retombées judiciaires. L’enquête est désormais entre les mains de la police, qui examine attentivement chaque déclaration publique de M. Akbar, susceptible de constituer un nouvel élément de preuve.
