Publié le 8 avril 2024 14:30:00. Le président français Emmanuel Macron a mis en garde la Chine contre un risque de sanctions européennes, incluant des droits de douane, si le déséquilibre commercial entre l’Europe et Pékin ne s’améliore pas d’ici 2026. Cette annonce intervient après une visite diplomatique en Chine axée sur les questions économiques et nucléaires.
- Emmanuel Macron a averti que l’Union européenne pourrait imposer des mesures protectionnistes, similaires à celles prises par les États-Unis.
- Le président français accuse la Chine de réaliser des excédents commerciaux insoutenables et de réduire ses importations, ce qui nuit à ses propres clients.
- Cette mise en garde publique fait suite à des avertissements diplomatiques privés et vise à exercer une pression sur Pékin.
De retour de Chine, où il a achevé une visite diplomatique, Emmanuel Macron a exprimé sa préoccupation face aux déséquilibres commerciaux avec la Chine. Dans un entretien accordé au journal Les Echos, il a souligné que la Chine « tuait effectivement ses propres clients » en maintenant des excédents commerciaux excessifs tout en limitant ses importations.
« Je leur ai dit que s’ils ne réagissaient pas, nous, Européens, serions contraints, dans les prochains mois, de prendre des mesures fortes et de décoopérer, à l’instar des États-Unis – par exemple en imposant des droits de douane sur les produits chinois », a déclaré le chef de l’État, cité par le quotidien économique.
Cette menace d’une riposte européenne, incluant des droits de douane punitifs, constitue un ultimatum posé à Pékin. Selon des analystes, la publication de ces déclarations est une stratégie délibérée visant à intensifier la pression sur la Chine après des échanges diplomatiques plus discrets.
Sacha Courtial, chercheur sur la Chine à l’Institut Jacques Delors, explique :
« Le message est le suivant : nous vous avions prévenu, maintenant l’article est public, et nous nous préparons à agir collectivement si la Chine ne répond pas à l’appel du ‘donnant-donnant’ »
Sacha Courtial, chercheur à l’Institut Jacques Delors
Cette annonce intervient dans un contexte de tensions commerciales croissantes entre l’Europe et la Chine, et reflète une volonté de l’Union européenne de défendre ses intérêts économiques face à la concurrence chinoise.
L’échéance de 2026 fixée par Emmanuel Macron représente un délai pour que la Chine prenne des mesures concrètes afin de réduire le déséquilibre commercial. À défaut, l’Europe pourrait se diriger vers une escalade des tensions économiques avec Pékin.
