Publié le 13 janvier 2024 21:57:00. Un second cas de mpox du clade 1b a été confirmé dans l’État de São Paulo, touchant un ressortissant portugais de retour dans son pays d’origine. Les autorités sanitaires brésiliennes maintiennent une surveillance étroite de l’évolution de la maladie, qui a déjà affecté près de 2 000 personnes dans l’État.
- Un deuxième cas de mpox du clade 1b a été identifié à São Paulo, impliquant un homme de 39 ans.
- Le patient, de nationalité portugaise, a été soigné et renvoyé chez lui après une brève hospitalisation.
- Plus de 1 900 cas de mpox ont été recensés dans l’État de São Paulo à ce jour, sans décès associés.
Le Département d’État de la Santé de São Paulo (SES-SP) a annoncé samedi la confirmation d’un deuxième cas de mpox du clade 1b sur son territoire. La personne atteinte est un homme de 39 ans, originaire du Portugal, qui a été pris en charge par l’Institut des maladies infectieuses Emílio Ribas. Après un séjour d’une journée à l’hôpital, il a pu rentrer dans son pays.
Selon le SES-SP, le patient a commencé à présenter des symptômes fin décembre. À ce jour, aucune autre personne ayant fréquenté son lieu d’hébergement n’a signalé de signes de la maladie.
Ce nouveau cas fait suite à la découverte, en mars dernier, d’une femme de 29 ans contaminée par cette même souche après avoir été en contact avec un membre de sa famille en République démocratique du Congo. Les autorités sanitaires précisent que cette patiente s’est entièrement rétablie.
Le ministère de la Santé brésilien assure maintenir une surveillance continue de la situation épidémiologique de la mpox. Jusqu’à présent, 1 930 cas ont été signalés dans l’État de São Paulo, sans qu’aucun décès n’y soit lié.
À l’échelle mondiale, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recensé 50 751 cas de mpox dans 96 pays jusqu’au 30 novembre dernier. Les pays les plus touchés sont la République démocratique du Congo, la Guinée, le Libéria, le Kenya et le Ghana.
La mpox est causée par le virus MPXV et se transmet par contact direct avec une personne infectée (câlins, baisers, rapports sexuels, lésions cutanées) ou par contact avec des matériaux contaminés (vêtements, couverts). La période d’incubation peut varier de 3 à 21 jours, selon le ministère de la Santé.
Les principaux symptômes de la maladie sont :
- Éruptions cutanées
- Gonflement des ganglions lymphatiques
- Fièvre
- Maux de tête et douleurs musculaires
- Frissons et fatigue
Dans la plupart des cas, la mpox évolue vers des symptômes légers à modérés qui durent généralement deux à quatre semaines. Le ministère recommande l’utilisation de gants et de masques en cas de contact nécessaire avec une personne infectée. Il est également conseillé de se laver fréquemment les mains à l’eau et au savon, d’utiliser un gel hydroalcoolique, de nettoyer régulièrement les vêtements, les draps et les serviettes, ainsi que de désinfecter les surfaces et d’éliminer correctement les déchets contaminés.
Il n’existe pas de traitement spécifique pour la mpox, mais il est possible de soulager les symptômes.
Vaccination
Au Brésil, la vaccination contre la mpox est proposée à des groupes à risque spécifiques, notamment les personnes de plus de 18 ans vivant avec le VIH/SIDA et présentant un nombre de lymphocytes T CD4 inférieur à 200 cellules au cours des six derniers mois. Les professionnels de laboratoire travaillant directement avec le virus au niveau de biosécurité 2 (NB-2), âgés de 18 à 49 ans, peuvent également bénéficier de la vaccination.
Sont également éligibles à la vaccination les personnes ayant été en contact direct avec des liquides et des sécrétions corporelles provenant de cas suspects, probables ou confirmés, et dont l’exposition est considérée comme à risque élevé ou moyen, conformément aux recommandations de l’OMS et à l’évaluation de la surveillance locale.
