Publié le 8 janvier 2026. Les troubles neurologiques, qui touchent plus de 600 millions de personnes dans le monde, ne sont pas une fatalité. Un neuropsychologue barcelonais livre des clés pour préserver son cerveau tout au long de la vie, de l’alimentation à la vie sociale.
- Des exercices simples et des habitudes de vie saines peuvent aider à maintenir les capacités cognitives avec l’âge.
- L’isolement social et certains facteurs liés au mode de vie, comme l’hypertension artérielle et la consommation d’alcool, peuvent augmenter les risques de maladies neurodégénératives.
- Le régime méditerranéen, riche en fruits, légumes et huile d’olive, est particulièrement bénéfique pour la santé neurologique.
Les problèmes neurologiques regroupent un vaste ensemble de troubles affectant le système nerveux, du cerveau à la moelle épinière en passant par les nerfs périphériques. Ces conditions, plus de 600 sont recensées à ce jour, peuvent impacter la mobilité, la parole et les fonctions cognitives. Pourtant, beaucoup ignorent l’influence que peuvent avoir nos habitudes quotidiennes sur la santé de notre cerveau.
Le Dr Saúl Martínez-Horta, neuropsychologue et directeur de l’unité de neuropsychologie du Centre de diagnostic et d’intervention neurocognitive de Barcelone, insiste sur l’importance de solliciter régulièrement nos capacités cérébrales. Il explique qu’il est essentiel « d’utiliser le cerveau pour ce pour quoi l’évolution l’a construit, c’est-à-dire résoudre des problèmes, établir des relations avec les gens, apprendre de nouvelles choses ».
Dans son ouvrage intitulé Le ciel qui oublie ses étoiles, le Dr Martínez-Horta propose des conseils pratiques et décrypte les mécanismes fondamentaux de la santé neurologique. Il souligne que l’apparition d’une maladie n’est pas uniquement déterminée par la génétique, mais aussi par notre mode de vie.
« Retomber malade ou non dépend de nombreux facteurs. La question est de savoir quand cela se produit, si cela se produit, comment cela se produit. Et l’apparence d’une même maladie peut être très différente si nous avons consacré une partie de notre vie à quelque chose d’aussi évident que prendre soin de nous-mêmes »
Saúl Martínez-Horta, neuropsychologue
Selon l’expert, le fonctionnement du cerveau est comparable à un orchestre complexe où de nombreux éléments interagissent en permanence. C’est cette coordination qui permet l’émergence de fonctions aussi sophistiquées que la mémoire, la conscience et les émotions.
L’isolement social représente un facteur de risque non négligeable, car les interactions sociales jouent un rôle crucial dans le développement et le maintien de la santé cérébrale. De même, l’hypertension artérielle peut endommager les vaisseaux sanguins du cerveau, entraînant la mort de cellules nerveuses.
L’alimentation a également un impact significatif. Une consommation excessive de sucre peut favoriser l’obésité et augmenter les taux de cholestérol LDL et de triglycérides, ce qui peut nuire au cerveau. La consommation d’alcool, de drogues et de tabac est également déconseillée. Le Dr Martínez-Horta souligne que, contrairement à certaines idées reçues, il n’existe pas de dose d’alcool bénéfique pour la santé.
Cerveau. Photo:Action
Pour prévenir les risques et préserver la santé de son cerveau, le Dr Martínez-Horta recommande d’adopter une alimentation équilibrée, en privilégiant le régime méditerranéen. Ce régime se caractérise par une consommation abondante de fruits, de légumes, de légumineuses et de noix, ainsi que par l’utilisation d’huile d’olive comme principale source de matière grasse. La consommation de poisson est encouragée, tandis que celle de produits laitiers et d’aliments transformés est limitée.
En complément de l’alimentation, il est essentiel d’augmenter son activité physique et de maintenir une vie sociale active. Ces habitudes simples contribuent au bien-être général et à la préservation de la santé neurologique.

