Le ministère de la Santé envisage une réforme de la couverture par l’assurance maladie publique pour certains médicaments disponibles à la fois sur ordonnance et en vente libre. Cette mesure, qui vise à maîtriser les dépenses de santé et à alléger les primes d’assurance pour les actifs, pourrait entraîner une augmentation de la participation financière des patients pour les médicaments dont les effets sont similaires à ceux disponibles sans ordonnance.
L’idée est de revoir le système actuel où, parfois, des médicaments prescrits sont moins chers pour le patient que leurs équivalents disponibles en pharmacie sans ordonnance. Selon le ministère, cette situation contribue à l’augmentation globale des dépenses médicales.
Un plan est à l’étude pour augmenter le ticket modérateur – la part des frais restant à la charge du patient – pour ces médicaments spécifiques, tout en maintenant la possibilité pour les médecins de les prescrire. L’objectif est de trouver un équilibre entre l’accès aux soins et la maîtrise des coûts.
Cette initiative fait suite à un accord conclu en juin entre le Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir, son nouveau partenaire de coalition, le Parti de l’innovation japonaise (Nippon Ishin no Kai), et Komeito, désormais parti d’opposition. Les trois formations politiques se sont engagées à revoir la couverture d’assurance pour ces médicaments afin de réduire les primes d’assurance pour la population active.
« Nous devons garantir que le système d’assurance maladie soit durable et équitable pour tous », a déclaré un porte-parole du ministère de la Santé. L’accord tripartite prévoit également de veiller à ce que les examens médicaux nécessaires soient maintenus et de prendre en compte les besoins spécifiques des patients atteints de maladies chroniques et des personnes aux revenus modestes.
À ce stade, le ministère de la Santé poursuit ses discussions et n’a pas encore annoncé de calendrier précis pour la mise en œuvre de cette réforme.
