Publié le 3 décembre 2025 à 22h30. L’ancien président américain Donald Trump a tenu des propos virulents à l’encontre de la communauté somalienne aux États-Unis, les accusant de détournement de fonds et remettant en question leur loyauté envers le pays, dans une série de déclarations controversées.
- Donald Trump a critiqué ouvertement la communauté somalienne, qualifiant leur pays d’origine de “puant” et exprimant son opposition à leur présence aux États-Unis.
- Il a également attaqué la députée Ilhan Omar, d’origine somalienne, la qualifiant de “déchet” et remettant en question son intégrité.
- Trump a intensifié son discours anti-immigration en ciblant les pays du « tiers-monde » et du « quart-monde », suite à un incident impliquant un immigrant afghan.
Donald Trump a déversé mardi une série d’accusations et de critiques à l’encontre de la communauté somalienne, ainsi que de la députée Ilhan Omar. Ses déclarations, jugées offensantes et xénophobes par de nombreux observateurs, interviennent dans un contexte de durcissement du discours anti-immigration de l’ancien président.
« Je vais être honnête avec vous, d’accord ? Quelqu’un dira : « Oh, c’est politiquement incorrect ». Je m’en fiche. Je ne veux pas d’eux dans notre pays. Leur pays n’est pas bon pour de bonnes raisons. Leur pays pue et on ne veut pas d’eux dans notre pays », a déclaré Trump, selon des propos rapportés par plusieurs médias. Il a également ciblé d’autres pays sans les nommer spécifiquement.
L’ancien président a particulièrement visé la députée Ilhan Omar, la qualifiant de « poubelle » et accusant ses proches d’être des « détritus ». « Ce ne sont pas des gens qui travaillent. Ce ne sont pas des gens qui disent : allons-y, allons-y, rendons cet endroit génial. Ce sont des gens qui ne font que se plaindre », a-t-il affirmé.
Ces attaques font suite à la révélation d’une fraude de plusieurs millions de dollars (plus d’un milliard de dollars selon le procureur fédéral Joseph Thompson) et d’extorsions de prestations sociales impliquant des entités liées à des immigrants somaliens dans le Minnesota. L’affaire, bien que connue depuis plusieurs années, a récemment refait surface grâce à des articles publiés par le New York Times et des médias conservateurs.
Trump a également profité de cet incident pour intensifier son discours contre les immigrants en provenance des pays du « tiers-monde » et du « quart-monde ». Il a notamment évoqué l’interdiction totale de l’immigration en provenance de ces pays, ainsi que la privation de citoyenneté des Américains naturalisés qui « portent atteinte à la paix », suite à l’attaque de deux soldats de la Garde nationale à Washington par un immigrant afghan.
L’ancien gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a également été la cible des critiques de Trump, qui l’a qualifié d’« incompétent » et de « corrompu », accusant les Somaliens d’avoir « détruit » l’État. « Ils ont détruit notre pays, maintenant ils ne font que se plaindre », a-t-il ajouté, exhortant la députée Omar à « retourner dans son pays et comprendre sa constitution ».
