Publié le 6 octobre 2025 à 07h08. L’annonce de la participation de Bad Bunny au spectacle de la mi-temps du Super Bowl a suscité une vive réaction aux États-Unis, notamment parmi les partisans de Donald Trump, provoquant une réponse directe de l’artiste portoricain.
- Bad Bunny a répondu aux critiques lors d’une apparition dans l’émission “Saturday Night Live”, défendant son rôle et celui de la communauté latino-américaine.
- La décision de l’artiste de ne pas organiser de concerts aux États-Unis lors de sa prochaine tournée est liée à des préoccupations concernant la sécurité de ses fans face aux raids de l’immigration américaine.
- L’annonce de sa participation au Super Bowl avait déjà provoqué l’indignation de certains conservateurs et de la droite américaine.
Le rappeur portoricain Bad Bunny a provoqué une onde de choc aux États-Unis en acceptant de se produire lors du spectacle de la mi-temps du prochain Super Bowl, prévu le 8 février. Son annonce a été accueillie avec enthousiasme par une partie du public, mais a également déclenché une vive controverse, notamment au sein des cercles conservateurs et parmi les partisans de l’ancien président Donald Trump.
Lors de son passage dans l’émission “Saturday Night Live”, Bad Bunny a répondu aux critiques avec une pointe d’ironie.
« Je suis très heureux de me produire lors de la finale de la National Football League (NFL). Et je pense que tout le monde en est heureux, même Fox News. »
Bad Bunny
Cette déclaration a immédiatement suscité des réactions sur la chaîne d’information conservatrice Fox News et parmi les élus républicains, certains allant jusqu’à affirmer que Bad Bunny serait un candidat idéal à la présidence des États-Unis.
L’artiste n’a pas tardé à réagir, passant à l’espagnol pour souligner l’importance de sa présence sur la scène du Super Bowl pour la communauté latino-américaine.
« Nos empreintes et notre contribution dans ce pays, personne ne pourra jamais les retirer ou les effacer. »
Bad Bunny
Il a ensuite ajouté en anglais :
« Si vous ne comprenez pas ce que je viens de dire, alors vous avez quatre mois pour apprendre. »
Bad Bunny
La NFL avait annoncé il y a une semaine la participation de Bad Bunny à ce spectacle de grande envergure, qui attire chaque année plus de 100 millions de téléspectateurs. Cette décision avait déjà été vivement critiquée par les milieux conservateurs, qui considèrent que l’artiste ne représente pas les valeurs traditionnelles américaines.
Bad Bunny avait récemment annoncé qu’il ne souhaitait pas organiser de concerts aux États-Unis lors de sa prochaine tournée mondiale, invoquant des craintes pour la sécurité de ses fans, souvent issus de la communauté hispanique, face aux possibles raids de la police de l’immigration américaine. Cette décision intervient dans un contexte de durcissement des politiques migratoires sous l’administration Trump, où les agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) avaient intensifié les opérations de contrôle et d’expulsion.
Les critiques soulignent également l’absence d’artistes hispanophones sur la scène du Super Bowl. Benito Antonio Martínez Ocasio, de son vrai nom, avait récemment clôturé une série de concerts intitulée “No Me Quiero Ir de Aqui” (Je ne veux pas partir d’ici) à San Juan, Porto Rico, en hommage à son île natale. Porto Rico, territoire américain, est une source d’inspiration constante pour l’artiste.
