Publié le 6 octobre 2025 à 17h13. Alexander Skarsgård explore les méandres du désir et de la domination dans « Pillion », une comédie romantique audacieuse présentée au Festival du film de New York.
- Le film, qui sortira en salles début 2026, met en scène une relation complexe entre un motard stoïque et un jeune homme soumis.
- « Pillion » aborde sans tabou les thèmes du BDSM et de la quête d’identité, avec des scènes de sexe explicites considérées comme essentielles à l’histoire.
- Le réalisateur Harry Lighton, à ses débuts, décrit son film comme une « dom-com », un mélange de domination et de comédie.
Le Festival du film de New York a été le théâtre de la présentation de « Pillion », un long métrage qui ne laisse pas indifférent. Alexander Skarsgård, connu pour ses rôles dans « True Blood », « Big Little Lies » et « Succession », y incarne Ray, un motard dominant qui initie Colin (Harry Melling), un jeune homme plus réservé, au monde du BDSM. L’acteur suédois a été séduit par la complexité de son personnage.
« La perspective de jouer un personnage aussi énigmatique était assez intrigante. Il ne suit pas le schéma classique des montagnes russes émotionnelles, bien qu’il y ait des moments forts (rires). J’ai trouvé intéressant que Colin découvre sa sexualité avec quelqu’un d’aussi constant que Ray, qui sait exactement ce qu’il veut. »
Alexander Skarsgård, acteur
Harry Melling, quant à lui, est surtout connu pour son rôle de Dudley Dursley dans la saga « Harry Potter », mais a également brillé dans des productions telles que « The Queen’s Gambit » sur Netflix et « La ballade de Buster Scruggs » des frères Coen. « Pillion » est basé sur le roman « Box Hill » d’Adam Mars-Jones (2020), qui explore les dynamiques de pouvoir et les fétichismes avec une grande finesse.
Le réalisateur Harry Lighton a souligné l’importance des scènes de sexe explicites dans son film. Il explique que leur omission aurait constitué un jugement de sa part sur les pratiques abordées, et qu’il souhaitait laisser le public se forger sa propre opinion.
« Le monde dont il est question concerne le fétichisme et le sexe transgressif. Ne pas inclure le sexe serait de jeter un jugement de ma part, en tant qu’auteur. Je voulais laisser le jugement au public, qu’ils le trouvent chaud, répugnant ou effrayant, et j’espère qu’ils feront un voyage avec le sexe pendant qu’ils le regardent. »
Harry Lighton, réalisateur
Lighton a révélé qu’il avait initialement envisagé de réaliser un film sur le sumo, mais que le budget avait rapidement dépassé ses prévisions. C’est alors qu’il a eu l’idée d’intégrer la lutte dans un contexte différent.
Le Festival du film de New York se poursuit jusqu’au 13 octobre avec, notamment, la présentation très attendue de « No Other Choice » de Park Chan-Wook et la première mondiale du nouveau film de Bradley Cooper, dont le titre provisoire est « Is This Thing On? » en savoir plus sur le film de Bradley Cooper.
